Accueil Business Ô Summum ep.2 : Julie Foulon, un parcours plein de rebondissements

Ô Summum ep.2 : Julie Foulon, un parcours plein de rebondissements

Julie Foulon est un Ovni plein d’énergie, une passionnée autodidacte, une girleek engagée pour la diffusion des connaissances technologiques auprès du plus grand nombre, en particulier des femmes et des minorités. Fondatrice d’un blog devenu un lieu de formation, de networking et de coaching, l’entrepreneuse poursuit sa mission de vulgarisation des dernières tendances tech’. Retour sur un parcours hors sentier.

« J’ai toujours su et voulu devenir entrepreneuse. Je le savais depuis l’âge de 16 ans. À l’époque, je faisais mes propres vêtements, au grand dam de ma mère qui me voyait arriver dans son théâtre en se disant : « mais attends, qu’est-ce que tu portes autour de toi, c’est ma nappe ? Tu t’es taillé une robe dans ma nappe ?! » Et donc oui, voilà… Et donc ma mère m’avait trouvé un stage à l’Atelier des costumes, qui avait réalisé les costumes de la reine Margot. Et je m’étais dit alors que je ne voulais pas être une petite main et que je voulais ouvrir une boutique, faire mes propres créations. Puis j’ai vu l’ampleur du ”bordel” : ce n’était pas la peine. Mais je savais que je voulais entreprendre. »

Parachutée en Belgique

« Je suis arrivée en Belgique parce que je faisais du parachutisme. Pour remonter l’histoire, j’ai fait un master en finance de marché : je voulais me prouver que j’étais capable de faire des équations mathématiques super complexes. Et je me disais qu’étant donné que je voulais voyager, faire de la finance me permettrait de travailler dans n’importe quel pays sans aucun problème. Et alors pas de pot : j’ai commencé à faire du parachutisme. Du tandem pour commencer et deux semaines plus tard, je passais ma licence. J’étais complètement mordue. J’ai commencé à sauter à Maubeuge, qui est un gros centre, puis à Temploux et Spa, et j’ai décidé de rester du côté de Namur, où je travaille dans une banque. »

2008 : Crise des subprimes et rebondissements

« Après avoir passé deux ans dans une banque, entre 2006 et 2008, c’est la crise de Subprimes. Je me fais licencier. Je me demande ce que je vais faire. Je suis au pied du mur. Et comme, avec un copain, on savait faire des sites internet, on a décidé de monter notre propre entreprise. Le numérique était déjà une passion à l’époque. Ce qui est chouette avec les nouvelles technologies, c’est qu’il n’y a pas besoin de faire des études pour être autodidacte et pouvoir délivrer. C’est pour ça qu’il y a des petits hackers de 14 ans super doués, qui n’ont pas attendu de passer un bac pour créer leur jeu. C’est vraiment une logique très particulière et je pense qu’il faut essayer de l’ouvrir à tous parce que c’est très créatif. Les études, on s’en fout en fait. Personnellement, les études m’ont surtout été utiles pour apprendre à structurer [ma pensée NDLR], à m’exprimer, à gérer mon stress, etc. J’ai fait une prépa HEC [Classe préparatoire aux Grandes Écoles, NDLR], ce qui est assez compliqué en France. C’est très compétitif. On nous répétait qu’on était nuls, il fallait qu’on se batte contre nous-mêmes. »

Une vocation, qui a besoin d’être encouragée

« Trois ans après avoir monté ma boîte, je monte Girleek.tech. On est au début des Smartphones et je me rends compte que tout le contenu que je trouve sur la toile est vraiment écrit par des hommes pour des hommes. Et je commence à percevoir qu’il y a vraiment des différences dans la manière d’utiliser les nouvelles technologies ou de les concevoir. Si je dois faire une analogie, un homme va s’intéresser à la puissance du moteur, à la partie technique. Et nous, les femmes, ce sera plus au confort de l’habitacle ou l’endroit où l’on ira avec cette voiture. (…) On a une approche davantage orientée résultats. On n’est pas sur le côté ‘’la technique pour la technique’’, parce que ça n’a aucun sens. »

Une nouvelle direction pour Girleek

« Girleek [à la création NDLR.] était un blog, un moyen d’inspirer et d’attirer davantage de femmes dans la tech’. J’ai organisé quelques évènements, mais le gros du projet, c’était vraiment d’être sur le devant de la scène, de parler et de montrer que les femmes avaient un rôle à jouer dans les nouvelles technologies. »

Depuis sa naissance, le blog a bien changé. Actualités tech’. Networking. Formations. Webinaires. Consultance. Talent acquisition. Girleek se veut aujourd’hui un acteur de la transition des entreprises, des entrepreneurs et entrepreneuses en tout genre.

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