Accueil Famille 50+ Les plaisirs de la bonne chère !

Les plaisirs de la bonne chère !

Aujourd’hui, les possibilités pour varier son alimentation sont presque infinies. Le marché s’adapte à tous les goûts mais peut s’avérer trop vaste. Qu’en est-il vraiment au niveau de la qualité ? Comment trouver de bons produits à moindre coût ?

Christophe Hardiquest.
Chef étoilé au restaurant Le Bon Bon **

1) Avec autant de possibilités alimentaires sur le marché, comment faire pour y trouver son compte quand on choisit ses produits ? (local, bio, circuit court, etc.)

« Il est important d’avoir du bon sens dans ses choix de produits. L’acte d’achat ressemble à un vote au quotidien. On entretient un système en fonction de nos choix. Il est nécessaire de manger saisonnier, on ne va pas acheter des fraises ou des tomates en décembre par exemple, cela n’a pas de sens… en plus d’être mauvais pour l’environnement. On se doit aussi de respecter le travail des hommes de la terre et pour ce faire, acheter local est la meilleure solution. Comme l’a dit Hippocrate, “ton aliment est ton propre médicament”. Les légumes locaux font beaucoup plus de bien à notre santé car ils ne sont pas pleins de produits chimiques. C’est un parti pris, il est temps de voir les choses différemment. »

2) Les bons produits ont un coût, comment se faire plaisir sans casser la tirelire ?

« Il est possible de manger mieux. L’obésité résulte d’une mauvaise alimentation. Lorsqu’on sélectionne bien ses produits, les prix deviennent directement plus accessibles. Une nouvelle fois, c’est une question de saison. Il est nécessaire d’aborder la consommation d’une autre manière, les bons produits sont accessibles à tout le monde. Mais pour cela, il faut avoir une connaissance de la culture des produits. C’est souvent ce manque de savoir qui fait que les gens négligent certains produits. Les gens sont aussi assez paresseux, il est possible de faire un repas autour d’une soupe, ce qui ne coûte pas cher en général. Il ne faut pas avoir peur d’aller voir les artisans et de leur poser des questions. »

Découvrir de nouvelles traditions culinaires, suivre son imagination, se donner des contraintes, s’imposer des ingrédients, etc. Les possibilités pour challenger sa cuisine sont multiples !

Sylvie Vandenbussche, diététitienne
3) Quand on cuisine les mêmes bons petits plats depuis des années, comment se challenger et se moderniser ?

« Il est nécessaire de sortir de sa zone de confort et de réétudier des techniques. Il faut beaucoup de détermination. Il faut étudier tout le temps, se remettre en question, travailler avec les meilleurs. J’ai fait par exemple un stage dans les cuisines d’Alain Ducasse. J’ai dû ranger mon orgueil et mon égo mais c’est comme ça qu’on avance. Tout le monde a besoin de se challenger. Dans notre métier, il est nécessaire d’innover, c’est quelque chose d’hyper important. D’autant plus que nous sommes les premiers écologistes. On veut que la terre soit respectée pour pouvoir profiter des meilleurs produits. »

Thomas Vandeneycken.
Boucher au Traiteur Roland

1) Avec autant de possibilités alimentaires sur le marché, comment faire pour y trouver son compte quand on choisit ses produits ? (local, bio, circuit court, etc.)

« Cela dépend des personnes. Par exemple, les personnes âgées vont garder les valeurs de leur époque et préférer la quantité à la qualité dans la majorité des cas. Contrairement à la nouvelle génération qui sait ce qu’elle veut et va plus chercher la qualité à la quantité. Elle va plutôt prendre cent grammes d’un steak de qualité qu’une grosse quantité en grande surface. Le local fonctionne très bien, même plus que le bio car il y a de gros débats sur celui-ci. Comme par exemple celui à propos des œufs. Nous allons chercher nos produits en France au maximum et on trouve du belge dans tous nos produits. La traçabilité est beaucoup plus facile. L’idéal serait de varier les endroits où on se fournit. »

2) Les bons produits ont un coût, comment se faire plaisir sans casser la tirelire ?

« Si on vise une quantité moindre, le coût sera moindre également. La qualité permettra de travailler le produit comme on en a envie. Beaucoup de clients nous disent que lorsqu’ils comparent les produits bruts, ils sentent qu’il y a une grosse différence. Il faut surtout mettre en avant le fait que la différence peut être réelle : certains produits sont peut-être plus chers mais la qualité est drastiquement différente. Les gens sont de plus en plus dans une optique de qualité, ils sont prêts à se déplacer pour aller chercher quelque chose de bon. Ce sont des choix qui sont faits : ils ont envie de se faire plaisir. Entre amis par exemple, on n’a plus spécialement envie d’avoir un truc banal et pas cher. »

3) Quand on cuisine les mêmes bons petits plats depuis des années, comment se challenger et se moderniser ?

« Le maître-mot, c’est d’évoluer. Notre entreprise a été créée en 1955, les mentalités ont changé depuis et on s’y est adapté. Des études scientifiques ont eu un impact fort sur notre milieu et nous ont obligés à changer certaines choses. Le nombre de nos produits a beaucoup augmenté, même pour les végétariens. On retrouve des produits dits normaux comme des produits plus huppés, au prix plus élevé. On se doit aussi de s’adapter en fonction de nos concurrents et des décisions qu’ils prennent. Nous essayons de rester dans des prix démocratiques : nous sommes dans un quartier avec de nombreuses classes sociales différentes. »

Sylvie Vandenbussche.
Diététicienne

1) Avec autant de possibilités alimentaires sur le marché, comment faire pour y trouver son compte quand on choisit ses produits ? (local, bio, circuit court, etc.)

« Avant il n’y avait que de petits magasins, puis sont arrivées les grandes surfaces. On remarque aujourd’hui un retour vers les petits commerces. Chaque individu a ses priorités, en rapport avec son éthique, sa religion, sa santé, etc. Mais les gens ont énormément de questions et font beaucoup de découvertes concernant la production des produits. Des connaissances minimums sont nécessaires pour bien choisir ses aliments. Il y a aussi un rapport à l’argent et au temps qui doit être fait. On n’a pas tous le temps de faire nos courses dans différents magasins. Il faut donc trouver son chemin en fonction de ses priorités tout en acceptant que toutes ces nouvelles façons de trouver ses produits existent. »

2) Les bons produits ont un coût, comment se faire plaisir sans casser la tirelire ?

« Je pense que c’est réalisable pour tout. Mais il faut peut-être aussi placer son plaisir là où il est possible de mettre l’argent. Suivre les saisons des produits est nécessaire pour ne pas casser sa tirelire. Si vous voulez une tarte à la fraise en décembre, évidemment que cela va vous coûter beaucoup plus cher que lors de la saison. Il est aussi possible de faire en fonction des promotions proposées par les magasins. Manger mal coûte cher également, voire même plus que de manger sainement. Les softs, biscuits, snacks, etc. ont un coût non négligeable. Il faut penser au gaspillage pour éviter de trop dépenser. Ne pas jeter, c’est avoir du respect pour sa nourriture ainsi que pour son portefeuille. »

3) Quand on cuisine les mêmes bons petits plats depuis des années, comment se challenger et se moderniser ?

« On peut s’inspirer de ce que l’on voit dans les émissions de télé par exemple. Mais je pense que les livres de cuisine représentent la meilleure source d’inspiration. Cela donne envie de cuisiner des choses dont on n’a peut-être pas l’habitude. Parfois juste se donner un but, se retrouver en famille peut faire office de challenge. C’est toujours plus chouette de cuisiner en groupe, il faut essayer de prendre le temps de le faire. Découvrir de nouvelles traditions culinaires, suivre son imagination, se donner des contraintes, s’imposer des ingrédients, etc. Les possibilités pour se challenger sont multiples, il faut juste les saisir. »

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