Animatrice de radio et de télévision, Sandrine Corman a un rythme de vie incroyable, organisé autour de son mari, de leur famille recomposée et de leurs horaires décalés et « tout ce petit monde fonctionne bien ». Son petit monde ? Charles (20ans), Oscar (13ans), Raphaël (10ans) et Harold, le petit dernier.  

Vous avez eu Harold avec votre mari Michel Bouhoulle. Comment les autres garçons ont-ils appréhendé cette arrivée dans leur fratrie déjà recomposée ?  

« Ils étaient tous très heureux d’accueillir ce petit frère qui fait finalement le lien entre eux tous ! Lui, évidemment, est admiratif de ses grands frères : ils sont ses héros. Il dit parfois des mots qu’il ne devrait pas dire, qu’il entend des plus grands, c’est un peu le désavantage [rires]. Ils l’ont accueilli de manière super positive, sans jalousie. Alors que Harold est avec nous tout le temps. Charles et Raphaël moins, puisqu’ils vont chez leurs mamans respectives, et Oscar chez son papa de temps en temps. »

Comment on s’organise avec quatre enfants et deux emplois du temps chargés ?  

« Honnêtement ce n’est pas si facile, puisque nous avons des agendas bien remplis. Mais surtout des horaires qui ne sont jamais les mêmes. C’est là toute la difficulté. Charles a pas mal gardé les petits, mais il vient d’avoir 20 ans, il est moins présent et fait sa vie. Oscar, 13 ans, garde de temps en temps Harold. Lorsque nous avons un dîner pas trop loin le soir, je lui fais confiance. Mais nous ne laissons pas les trois garçons ensemble. Parce qu’il arrive que les deux grands se liguent contre le petit. Il n’y a rien à faire, famille recomposée ou pas, les frères se chamaillent. Mais c’est une organisation. Nous avons une armada de baby-sitter que nous pouvons éventuellement appeler si nous avons besoin. Au niveau des trajets, nous en faisons beaucoup, mais nous nous débrouillons. Évidemment avec la rentrée et les activités extra-scolaires qui reprennent… Nous tenons vraiment à ce qu’ils fassent beaucoup de sport, donc ils ont beaucoup de choses à faire sur la semaine en plus de l’école. Nous nous organisons Michel et moi. Nous nous partageons les tâches de semaine en semaine, nous faisons notre petit planning et ça marche. »

Il n’y a rien à faire, famille recomposée ou pas, les frères se chamaillent.

Est-ce qu’on a du temps à deux au milieu de cette fratrie ?  

« On s’en accorde ! Pour ça, nous sommes sur la même longueur d’onde Michel et moi. Nous avons toujours tenu à ne pas nous laisser submerger par notre famille qui nous prend énormément de temps. Nous n’avons pas de scrupule à prendre un baby-sitter le soir, si nous avons envie d’aller dîner à deux. Et nous le faisons au moins une fois par semaine ! Parce que ça permet aussi de se rebooster et de parler d’autre chose que des enfants. Nous avons vraiment besoin de ça, de s’accorder des moments à deux. » 

Dans cette famille recomposée, vous avez plutôt opté pour une éducation bienveillante ou plutôt stricte ?  

« La difficulté dans une famille recomposée comme nous, c’est que chacun ait la même place. Alors évidemment, moi, je suis un peu une maman poule, je ne dis pas que mes enfants passent avant les autres, pas du tout ! Mais quelquefois, je suis un peu plus laxiste avec eux. Il faut vraiment essayer que tout le monde soit sur le même pied d’égalité. Et dans mon cœur de maman, ce n’est pas toujours évident. » 

Quelles sont les valeurs que vous essayez de leur transmettre ?  

« Nous essayons qu’ils prennent soin les uns des autres, qu’ils soient généreux entre eux. Je l’avoue, ils sont quand même relativement gâtés. Mon mari me le reproche souvent. Lui est plus ‘‘sévère’’. Il faut quand même mettre des règles dans une maison où il n’y a que des garçons, sinon ça devient le bazar. D’autant que je suis une maniaque du ménage, et tout ça… Ils savent bien qu’ils doivent ranger leurs affaires et respecter l’espace de chacun. Je suis une maman qui prend beaucoup de temps pour jouer avec eux. Dès que je le peux en tout cas. Nous insistons sur la politesse. Et comme tous les parents je crois, sur les règles de base. Après ils ne sont pas parfaits tout le temps. Mais nous essayons de leur faire passer le bon message. Ils ont la chance d’avoir une vie quand même relativement confortable. Et tout ça a un prix. Nous essayons aussi de leur enseigner le sens du travail parce qu’on a envie qu’ils se bougent. Michel et moi nous nous sommes toujours bougés pour réussir. Nous aimerions bien leur transmettre ça aussi. »

Pendant les tournages vous êtes loin de votre famille. Comment vous l’appréhendez ?  

« Ça me fait une petite bulle d’oxygène [rires]. Non ! Je rigole. Je n’ai jamais eu de soucis à les quitter, parce que je sais qu’ils sont bien quand je ne suis pas là. J’ai toujours considéré que même si on est maman, ou papa d’ailleurs, c’est très important de garder son indépendance, une vie à soi. Je les aime plus que tout, mais je n’ai pas envie de faire une croix sur mes passions, sur ma vie de femme. Je crois qu’il faut un équilibre, être une bonne épouse, garder des moments avec son mari, être heureuse et épanouie dans son métier. Et aussi accorder beaucoup de temps à ses enfants. »

Et quels sont vos projets pour la saison à venir ?  

« J’ai mon émission sur la vraie vie des Miss qui est en cours, mais qu’on a dû arrêter à cause du confinement. Il y a également toujours mon projet sur la Légion étrangère. Elle n’a pas encore été diffusée, à cause du confinement également. Après, ce qui est bien dans ce métier, c’est que nous ne sommes pas au courant de tout dès la rentrée. J’ai quelques idées en tête, pour le programme que je voudrais proposer, donc on verra ! »

Smart Fact.

Vous êtes plutôt radio ou télévision ?

« Je dirais quand même télévision, parce que c’est par là que j’ai commencé. La radio est un exercice différent, qui laisse sans doute plus de liberté encore. Mais j’aime la télé, j’aime l’ambiance de tournage. En radio, on est quand même un peu plus seule derrière son micro alors que j’aime bien partir avec des gens, être dans cette ambiance de tournage. »