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Sauter le pas : engager pour la 1ère fois

Vous êtes indépendant ou entrepreneur en solo ; vous êtes débordé ; vous rêvez d’un coup de main et d’un œil neuf ; vous envisagez d’engager votre 1er collaborateur ? Lancez-vous, mais accompagné ! Ce n’est pas sans risque, mais il est possible de le faire à moindre frais !

« Un premier engagement, c’est à la fois super excitant et effrayant ! » Véronique Flammang est coordinatrice pour le 1819, un service d’information aux entrepreneurs hébergé par hub.brussels, l’Agence bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise. Et à cette question, « est-ce le moment d’engager mon 1er employé ? » Mme Flammang distingue deux cas : la réaction et l’anticipation. « Engager une personne devient nécessaire quand l’activité se développe, que l’entrepreneur ne peut plus suivre et refuse des clients. Alors il faut “réagir”. Le deuxième cas, c’est quand l’activité stagne, que l’entrepreneur n’a pas le temps de démarcher de nouveaux clients. Il faut embaucher comme un investissement pour le futur. » Arrive la question suivante, dont l’enjeu n’est rien de moins que la survie de l’activité : « avec quel risque financier ? Parce qu’on s’engage sur du plus ou moins long terme. »

Un gouffre financier ou un investissement contrôlé ?

« Je rencontre souvent des personnes qui aimeraient sauter le pas, mais qui financièrement ont du mal à l’imaginer », explique Laurent De Lunardo, conseiller en développement d’entreprises au Secrétariat Social de l’UCM. D’un point de vue pratique, votre secrétariat social est un interlocuteur en cas d’hésitation pour le conseiller UCM : « on fait une simulation de coût à l’embauche, qu’on intègre dans le plan financier pour en mesurer l’impact. Les chiffres parlent. C’est donc une question assez facile, par rapport aux suivantes ! »

« Que vous soyez de Bruxelles ou de Wallonie, il y a énormément d’aides à l’embauche, en particulier pour la 1ère personne. »

Laurent De Lunardo, UCM

Les niveaux régional et fédéral proposent des aides pour soutenir ce pan essentiel pour l’économie que sont les entreprises et indépendants. « Que vous soyez de Bruxelles ou de Wallonie, il y a énormément d’aides à l’embauche, en particulier pour la 1ère personne », explique L. De Lunardo. « Parmi les principales, il y a les réductions à l’ONSS, les allocations de travail, les dispenses de précompte professionnel, l’exonération fiscale pour l’employeur, sans compter les aides régionales, très nombreuses. Certaines dépendent du profil recruté. »

Se faire aider !

La liste étant longue, il n’a qu’un conseil à offrir : « il est indispensable de consulter un spécialiste, qui saura trouver les bonnes aides en fonction de votre activité, région et du type d’engagement. Il serait dommage de passer à côté de solutions parce qu’on est mal informé. » Même son de cloche pour la coordinatrice du 1819 : « engager, surtout pour une première fois, c’est assez complexe. Les employeurs d’Actiris, le Forem ou les secrétariats sociaux sont des ressources solides pour l’entrepreneur. Il peut être intéressant aussi d’aller chercher un peu d’expérience auprès d’autres chefs d’entreprise : comment ils ont fait, à quoi faire attention ou comment choisir le bon profil. »

Et si la question du « bon profil » compte autant, c’est parce qu’« engager quelqu’un est à double tranchant », pour L. De Lunardo. « Soit la personne devient une aide et soutient l’activité, soit on se trompe de profil et elle devient un handicap pour l’entreprise. »

« Engager une personne devient nécessaire quand l’activité se développe, que l’entrepreneur ne peut plus suivre et refuse des clients. »

Véronique Flammang, 1819, (hébergé par hub.brussels)

Quel est alors le meilleur profil ? Difficile à dire selon lui, tant les cas diffèrent d’un entrepreneur à l’autre. « De quoi a besoin l’entrepreneur ? Si c’est d’une aide temporaire, d’un soutien de courte durée, on choisira certains profils, stagiaires, étudiants, intérimaires etc. A l’inverse, si le besoin est clairement de se développer et se renforcer, on va partir sur des CDI. » Un autre aspect ne doit pas être négligé ! Le bon profil doit aussi être la « bonne personne », comme l’explique à son tour la conseillère 1819 ! « La bonne personne, c’est celle qui a les compétences mais qui, aussi, matche bien avec son nouvel employeur. Ce qui compte beaucoup, c’est la motivation et la loyauté. Personne n’est parfait, ni l’employé, ni l’employeur. »

 

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