Le monde de l’entreprise subit la crise sanitaire de plein fouet. Dans ce contexte, les guichets d’entreprises doivent leur apporter le soutien nécessaire. Mais eux aussi sont face à des enjeux bien personnels. Explication. 

On ne le dira jamais assez ! Au-delà des nombreux morts humaines qu’a provoqué la crise sanitaire, cette dernière aura aussi touché durablement le secteur économique de notre pays. PME, indépendants, petites ou grandes entreprises ont payé un très lourd tribut. C’est donc en véritable soutien que les guichets d’entreprises doivent se positionner. Aujourd’hui plus que jamais, leur rôle est primordial. « Nous devons assumer au quotidien une dimension sociétale majeure à travers une approche bienveillante, sécurisante et orientée solutions », explique Thierry Nollet, membre du comité de direction de Group S.

L’Humain, Valeur sure

Pour l’expert, cette crise impose la mise en place de dispositifs pouvant pérenniser ces activités tout en étant supportables sur le plan financier. « L’idée est donc d’assurer aux clients un réel retour sur investissement en gardant l’humain au centre des relations et des développements. » Or selon lui, beaucoup de groupes sociaux en difficulté ont fait le choix d’axer leur politique sur la robotisation poussée à l’extrême. 

« Nous devons assumer au quotidien une dimension sociétale majeure à travers une approche bienveillante, sécurisante et orientée solutions. »

« La complexification de la législation dans notre domaine force les investissements en matière de développements et de coûts informatiques qui deviennent écrasants. » Pour endiguer ce problème, Thierry Nollet prône ainsi une gestion prudentielle et prévisionnelle qui a notamment permis à Group S de traverser toutes les crises. « Nous avons pu soutenir ces investissements tout en offrant une logique de mutualisation des éléments de support et de guidance. Pour nos clients, cela représente une vraie plus-value. »

L’impérieuse nécessité de transformer les organisations

Un autre défi du secteur s’incarnerait également dans les questions de bien-être au travail. « La crise que nous venons de vivre doit nous inspirer à travailler sur les axes de reconversion. » En cela, Thierry Nollet estime que l’on doit s’intéresser davantage aux éléments influant positivement sur l’Humain, sa santé, ses performances individuelles, la nécessité d’une mise en adéquation des contingences privées avec les exigences professionnelles. Enfin, selon lui, la transformation des organisations constituerait également un autre enjeu. 

Le politique doit jouer son rôle

Cela étant, Thierry Nollet estime qu’aucune avancée ne sera possible en matière de relance économique tant que le blocage politique auquel nous assistons depuis des mois ne sera pas réglé. « La précarisation déjà présente avant la crise sanitaire ne fera que s’intensifier si l’on n’avance pas au niveau politique. »

Sans cela, nous ne pourrons pas compter sur un plan de relance structurel et séquencé sur le plan sectoriel. « Dans la crise que nous traversons, le renforcement des axes de solidarité doit être la priorité. Or la désunion politique actuelle la met à mal ! » L’expert rappelle d’ailleurs que le monde de l’entreprise a souvent comblé les lacunes de l’état sur des questions fondamentales et sociétales. Aujourd’hui, avec le poids écrasant de la crise, il ne peut plus assumer ce rôle. Il serait donc plus que temps que l’on trouve une solution viable !

À PROPOS DE 


Ayant créé le secteur des secrétariats sociaux il y a 80 ans, Group S est le premier groupe social en Wallonie. Son réseau repose sur une trentaine de succursales qui assurent un niveau de proximité important avec ses clients. Avec 22 000 entreprises, Group S possède le plus grand nombre d’entreprises en gestion. Ses guichets d’entreprises sont, dans certaines régions, gérés en partenariat avec les Chambres de commerce wallonnes et ses partenaires historiques de la confédération de la construction. Ses 900 collaborateurs ont contribué à faire du Group S le meilleur groupe social en matière de qualité de services selon l’étude pratiquée par ICMA International.