Accueil Agri & Food L’agro-alimentaire de plus en plus vert !

L’agro-alimentaire de plus en plus vert !

Entre production évitant un maximum de surplus et volonté de s’inscrire en profondeur dans l’économie circulaire, le secteur agro-alimentaire a déjà cultivé de nombreuses bonnes mesures. Et ce n’est pas fini. Explications avec un expert du secteur.

Avant de s’aventurer dans le champ des bonnes idées, encore fallait-il, bien entendu, intégrer la particularité du secteur. « Dans l’alimentaire, il faut savoir qu’il peut s’écouler un délai de 5 à 6 semaines entre la commande et la livraison. Donc, quelque part, on produit toujours plus que nécessaire à un certain moment. Il faut en tenir compte », explique Jeroen Vermeire, Directeur Legal, HR, Purchase et ICT chez Mydibel, entreprise spécialisée dans la transformation des produits à base de pommes de terre.

Maître-mot : anticipation !

Mais, malgré ces spécificités, le secteur a aussi trouvé des solutions pour s’inscrire dans une intégration verticale, c’est-à-dire, au final, ne pas produire plus que nécessaire. La solution ? « Que tout ce qui est produit et stocké corresponde le plus exactement possible aux commandes des clients ! » reprend Jeroen Vermeire. Mais tout cela sans oublier d’adapter la logistique et la taille des réserves à chaque période de l’année.

« Tout est utilisé, même les épluchures ! »

« Les croquettes, par exemple, sont typiquement un produit très demandé durant les fêtes de fin d’année. Donc, vu le volume de commandes attendu à ce moment-là, il faut s’y préparer cinq à six mois à l’avance. Sinon, il serait impossible de satisfaire toutes les demandes. » C’est précisément pour cette raison que les producteurs travaillent souvent avec un allié précieux : l’historique des clients, qui permet de connaitre leurs habitudes et leurs besoins au fil des années.

Le retour de la terre… à la terre

Et puis, grâce à un suivi rigoureux des stocks et des quantités fournies dans une gestion de plus en plus verticale, le secteur entend bien entendu aussi s’inscrire dans l’économie circulaire. C’est pour cette raison que chaque livraison de pommes de terre sera triée avec précaution. « Quand on récolte des pommes de terre, on attrape aussi inévitablement de la terre et des cailloux », poursuit Jeroen Vermeire. « La terre sera enlevée et redéposée sur les champs, tandis que les pierres se verront concassées pour servir dans la construction routière. Et cela limitera bien entendu fortement l’impact écologique de la production. »

De l’eau et du (bio)gaz !

Par ailleurs, la transformation des pommes de terre génère énormément d’épluchures. Là encore, tout peut être réutilisé. « Elles pourront par exemple être recyclées en biogaz afin d’alimenter l’usine en énergie. Tout est utilisé ! »

De même, la problématique de la gestion de l’eau est essentielle dans le secteur : « laver des pommes de terre exige un quantité astronomique d’eau. Sans compter qu’une usine active dans l’alimentaire doit être nettoyée chaque jour. Ce qui augmente encore fameusement les litres utilisés chaque jour. La solution tient alors en une station d’épuration. Qui nettoiera toutes ces eaux et les réinjectera dans l’usine. »

Prochaine étape : la livraison

Est-ce à dire que, si le secteur a la patate question intégration verticale et économie circulaire, il a épuisé toutes les possibilités dans ces domaines ? « Clairement non », réagit notre expert, « on peut toujours faire mieux ! On pourrait, par exemple imaginer des systèmes de gestion intelligents qui stockent l’énergie et la réinjectent dans le système au bon moment. Enfin, il reste encore du chemin dans le secteur de la livraison. Là, l’objectif serait que tous nos camions de livraison, qui roulent actuellement au diesel, basculent vers l’hydrogène ou une autre source verte. Des tests sont actuellement en cours, on verra s’ils sont concluants… Avec l’aide du “Pacte Vert Européen”, nous espérons y arriver pour 2025 au plus tard. »

A propos de…

Mydibel est, depuis 1988, une entreprise familiale innovante dans le domaine du développement, de la production et de la commercialisation de produits de pommes de terre : notamment sous la forme de produits frais (frites), congelés (frites et spécialités de purée) et déshydratés (flocons et granules). Chaque jour, quelque 2.000 tonnes de pommes de terre sont acheminées pour être transformées en 300.000 tonnes de produits finis par an. L’entreprise 100 % familiale emploie plus de 650 personnes et exporte dans plus de 130 pays.

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