La meilleure façon de lutter contre les infections virales ou bactériennes est de ne pas les attraper. Des gestes simples, appliqués au quotidien, permxettent de se protéger mais aussi de protéger les autres de la maladie. Ces gestes barrières, les voici.

Bénignes pour la plupart des individus, certaines infections sont dangereuses pour les personnes les plus fragiles, comme les jeunes enfants ou encore les sujets âgés, atteints d’une maladie chronique ou immunodéprimés. Quelques mesures faciles à mettre en œuvre permettent de s’en prémunir, et de protéger l’entourage.  

Hygiène des mains

S’il existe une mesure phare contre la transmission des infections, c’est le lavage des mains. « Que ce soit à l’hôpital, où l’on en parle beaucoup, ou au sein de la population en général, l’hygiène des mains est primordiale », soutient le Pr Anne Simon, médecin hygiéniste aux Cliniques universitaires Saint-Luc. « En se lavant les mains régulièrement, on aurait tous moins de rhumes, moins de diarrhées, moins d’infections communautaires ou nosocomiales. »

Pour soi et les autres

La seconde mesure clé concerne la toux. « L’hygiène de la toux prend tout son sens actuellement, avec le Covid-19. Elle en a pourtant tout autant avec la grippe saisonnière et les rhumes en hiver. » L’hygiène de la toux consiste à tousser dans le pli du coude ou dans un mouchoir en papier. « On ne tousse jamais sans raison », remarque le Pr A. Simon. « On peut tousser en début de saison à cause d’une allergie au pollen de graminées mais, en hiver surtout, la toux révèle souvent un petit virus. Aussi, il convient de tousser dans son coude, ou dans ses mains s’il est possible de les laver immédiatement. Ou bien encore de faire barrière entre sa bouche et sa main à l’aide d’un mouchoir en papier, pour autant qu’il soit jeté ensuite et non roulé en boule dans sa manche. » Quant au port du masque, s’il ne fait pas partie de notre culture, cela pourrait changer avec la crise sanitaire. « En cas de rhume ou de symptômes grippaux, l’idée n’est pas de se protéger soi, mais de protéger les autres. »

Avant le repas

L’hygiène alimentaire complète le panel des mesures de prévention essentielles. « Bien laver les aliments, bien les cuire pour éviter les contaminations par les salmonelles, notamment. L’hygiène à la cuisine évite la transmission de bactéries qui provoquent des infections de type digestive, comme les gastro-entérites. En veillant toujours, évidemment, à bien se laver les mains avant de commencer à préparer le repas. » Une mesure particulièrement salutaire lorsqu’on voyage dans les pays dits en voie de développement. « Une eau de qualité, une eau potable permet également d’éviter la fameuse ‘tourista’ ou diarrhée du voyageur », soutient le Pr Leila Belkhir, infectiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc. « Il faut aussi toujours préférer les aliments cuits aux aliments crus. »

L’importance des vaccins

En matière de prévention toujours, rappelons encore qu’un certain nombre de maladies peuvent être écartées grâce aux vaccins : tétanos, rougeole, coqueluche ou méningite, pour citer les plus fréquentes. « Aujourd’hui encore, des personnes meurent chaque jour de maladies évitables », s’indigne le Pr Belkhir. « Ne pas vacciner, en Belgique, les enfants contre la coqueluche ou la rougeole par exemple me semble difficilement justifiable. C’est les exposer à un danger tout à fait évitable. On observe actuellement une recrudescence de la rougeole qui avait quasi disparu, parce que les gens se vaccinent moins. La polio, par exemple, a été éradiquée d’Europe grâce au vaccin. Mais elle existe encore dans de nombreux pays du monde. »

L’importance du dépistage

Enfin, une dernière catégorie d’infections concerne les infections sexuellement transmissibles (IST). Le port du préservatif est indispensable pour prévenir le risque de transmission. « Si l’on parle de syphilis, de chlamydia, de gonocoque ou de VIH, le port du préservatif prime. Mais l’accès facile au dépistage s’avère aussi essentiel. » Contre le VIH, deux solutions existent, le préservatif toujours mais aussi la PrEP (prophylaxie pré-exposition, ndlr.), un traitement médicamenteux préventif à prendre si l’on a des rapports sexuels à risque et qui permet d’empêcher l’infection par le VIH. »