En cette période exceptionnelle, certaines professions ont enfin reçu la reconnaissance qu’elles méritent. Je songe aux infirmières et infirmiers, au personnel des maisons de repos, aux équipes de nettoyage et au personnel des caisses de supermarchés. Mais je pense tout autant au facility manager.

Cela me fait énormément plaisir de voir combien on souligne aujourd’hui l’importance de notre secteur. Nous contribuons aux immeubles sûrs, agréables, durables et intelligents de demain. Mais peu en ont assez conscience. L’amélioration de la notoriété de notre profession figure dès lors en bonne place à notre agenda.

Une réflexion stratégique

Le gestionnaire facilitaire est aujourd’hui un mille-pattes qui joue souvent un rôle crucial en vue des grandes décisions qui doivent être prises. Une réflexion stratégique et une réponse intelligente aux défis actuels et futurs s’imposent. L’obtention de certificats, tels que WELL et BREEAM, est aussi de plus en plus appréciée. Ceci est une indication de plus que notre façon de travailler est en train d’évoluer radicalement. Les entreprises se doivent de remettre en question les recettes traditionnelles. La crise du Corona a en tout cas déjà amené son lot de difficultés supplémentaires sur ce plan.

“Peu ont assez conscience de l’importance du Facility management.”

L’économie circulaire

Un autre sujet d’actualité est le climat. Les bâtiments européens, qui sont gérés pour une bonne part par des facility managers, représentent 40 % de la consommation énergétique. Cela fait du facility manager l’un des principaux partenaires en vue de réduire les émissions de CO2 et dans le débat sur le changement climatique. Penser à des bâtiments économes en énergie en se tournant vers l’avenir est évidemment lié à l’idée de l’économie circulaire qui se répand de plus.

Mais il faudra aussi rendre plus écologiques les flux de biens et de services dans les bâtiments. Comment le nettoyage se fait-il ? Quels est la quantité de déchets qui pourrait être évitée et recyclée ? Quel impact auront les initiatives climatiques sur les activités principales de l’entreprise et sur le confort des travailleurs ? Ces prochaines années, les gestionnaires facilitaires devront prendre des décisions difficiles, en concertation avec leur client interne.

Et cela sans parler de l’utilisation du BIM, du big data et de la robotisation. Ou encore des actions qu’entreprennent les gestionnaires facilitaires en matière de mobilité et de responsabilité sociétale.