L’industrie pharmaceutique est étroitement liée à l’innovation et lui accorde une place prépondérante. Les récents progrès de la biologie n’ont fait qu’accentuer le phénomène et ont débouché sur une vague d’innovations sans précédent.

L’enjeu pour l’industrie aujourd’hui est de passer d’une recherche centrée purement sur le développement d’un médicament à une approche holistique qui intègre le patient dès ses prémices. La recherche a longtemps représenté un exercice solitaire. Aujourd’hui, elle s’ouvre et s’inscrit dans une dynamique collaborative.

La Pharma Valley : une réussite à la belge

De la phase de recherche en laboratoire à l’autorisation de mise sur le marché, en passant par des essais cliniques poussés, l’industrie pharmaceutique se distingue par son goût de l’innovation. Ceci est particulièrement vrai en Belgique, la bien nommée « Pharma Valley » qui emploie plus de 5300 chercheurs et a investi 3,8 milliards d’euros en 2019. Notre pays compte également 52 entreprises effectuant des études cliniques, ce qui nous hisse au deuxième rang des pays européens les plus attractifs en la matière.

Les domaines thérapeutiques sont tellement nombreux et variés que l’innovation est en ébullition permanente dans ce secteur. « Mais l’innovation, quelle qu’elle soit, n’a de sens que si elle apporte un bénéfice majeur et concret au patient. Une nouvelle thérapie qui ne permet pas de changer la donne pour par exemple prévenir une maladie hautement contagieuse, améliorer significativement la qualité de vie d’un patient ou encore prolonger sa durée de vie ne peut revendiquer le statut d’innovation », explique Brecht Vanneste, Managing Director de MSD Belgium & Luxembourg.

“Il faut anticiper, avoir une vision sur le long terme. Et ce n’est possible que dans une logique de partenariat avec les différents acteurs du système de santé.”
Brecht Vanneste, Managing Director de MSD Belgium & Luxembourg

Partenariat avec différents acteurs

Mais comment concilier au mieux facteur humain et économique? Le processus de production pharmaceutique est long, couteux, et contient son lot d’incertitudes sans garanties de succès. Sur 5 000 à 10 000 substances prometteuses, en moyenne une seule passera le cap des essais extensifs de la phase de recherche et développement et sera approuvée en tant que produit commercialisable de qualité, sûr et efficace. Pour Brecht Vanneste, « Il faut anticiper, avoir une vision sur le long terme. Et ce n’est possible que dans une logique de partenariat avec les différents acteurs du système de santé, qu’ils soient académiques, politiques, publics ou privés, ou bien sûr médicaux. » 

Le partage d’information avec un organisme comme l’INAMI, par exemple, permet au secteur d’orienter le travail vers des maladies et des recherches prioritaires. Brecht Vanneste ajoute: « A l’heure actuelle, l’oncologie est un domaine d’innovation intense. Le développement de nouveaux médicaments anticancéreux s’accélère et fait émerger de nouveaux traitements à haute valeur ajoutée qui pourraient faire baisser le taux de mortalité d’ici 5 à 10 ans. La maladie d’Alzheimer fait aussi l’objet de nombreuses recherches pour mieux la comprendre et donc mieux la traiter demain. Enfin, de belles avancées sont également réalisées dans la prévention et la vaccination. »

Des solutions thérapeutiques

Aujourd’hui, le secteur pharmaceutique transforme son propre modèle d’innovation. Ces dernières années, le patient est impliqué beaucoup plus tôt dans le développement d’un produit. « C’est en effet une approche nouvelle qui nous semble fondamentale chez MSD », analyse Brecht Vanneste. « Notre objectif n’est plus seulement de traiter une maladie ou un symptôme, mais de mettre à disposition des solutions thérapeutiques qui vont prendre en compte la complexité induite par une vision plus globale de la personne et de son environnement. » Une position en rupture avec ce qui se faisait il y a encore une quinzaine d’années, lorsque le patient n’avait son mot à dire qu’une fois le médicament en officine. Ce modèle basé sur la collaboration vient concilier aspects humains et économiques.

 

Á propos de

Depuis plus de 125 ans, MSD invente, proposant des médicaments et des vaccins pour des maladies graves telles que le cancer, le VIH ou Ebola, dans le cadre de notre mission de sauver et d’améliorer la vie des patients. Nous nous engageons envers les patients et la santé de la population en améliorant l’accès aux soins de santé grâce à des politiques, des programmes et des partenariats de grande envergure.