En Belgique comme ailleurs, le secteur de la santé voit en permanence son matériel médical se développer. Pour les fournisseurs, il s’agit donc de rester attentif à ces changements.

Pour les hôpitaux et les maisons de repos, le constat aura été plus net encore ces derniers mois : pour eux, il est essentiel de veiller à garder un matériel adéquat. On sous-entend par-là matelas, sièges, lits, meubles de chambre et l’ensemble des outils technologiques existants dans le domaine. « Cela reste un secteur assez particulier, qui réclame une attention de tous les instants, au vu de ses évolutions régulières », détaille Nadine Duchesne, spécialisée dans ce registre depuis de nombreuses années, aujourd’hui comme Account Manager chez Distrac Group.

L’intelligence du mobilier

 « Ne fût-ce qu’au niveau hospitalier, les gens sont en quête de mobiliers et d’outils toujours plus pratiques et hygiéniques, idéalement avec le moins de manutention possible, même s’il en faut toujours dans certains cas. Si on considère la conception actuelle d’un lit, elle change d’année en année. On pourrait parler aussi de siège de restauration, où pour certains modèles, il suffit d’actionner une pédale pour pouvoir le pousser, bien plus facilement qu’il n’y a pas encore si longtemps. C’est le genre de détails importants qui facilitent le travail des aides-infirmiers ou des aides-soignants. »

La technologie au service des patient

Qu’il s’agisse de petits meubles de chambre ou d’ensembles de literies, les nouvelles technologies permettent d’alléger les nombreuses tâches des employés et des patients. « Aujourd’hui, les lits peuvent ainsi être reliés à une centrale, ce qui rend possible leur analyse et leur gestion à distance. Quand une infirmière quitte une chambre un soir, elle peut facilement programmer l’une ou l’autre tâche, histoire – par exemple – de vérifier si un lit se trouve dans une position optimale. Cela évite bien des soucis au patient, pendant une absence. »

Mobilier intelligent pour lutter contre le Covid

Elle aussi au cœur des débats ces derniers temps, la désinfection des installations revêt plus que jamais son importance, afin que le personnel soit le moins possible confronté aux bactéries ou aux virus. « Pour l’instant, aussi bien dans les hôpitaux que dans les maisons de repos, il n’y a rien de clairement défini par rapport au nettoyage des lits, des chaises roulantes, etc. Chacun y va un peu de sa méthode. Mais là encore, de nouvelles façons de faire sont progressivement en train de se mettre en place, avec des systèmes de lavage automatique, comparables aux systèmes de car wash. Il suffit de faire entrer le matériel dans une pièce, pour qu’il soit totalement désinfecté. C’est possible avec une combinaison d’eau chaude et de produits biodégradables. Au-delà de la protection des personnes qui travaillent, ce temps gagné leur permet d’exécuter d’autres tâches. C’est un atout considérable ! »

Le personnel hospitalier est en quête de mobiliers et d’outils toujours plus pratiques et hygiéniques, avec le moins de manutention possible.

Financements et budgets : encore insuffisants

En marge des budgets souvent limités – hélas – au sein des établissements, voire du manque de matériel et/ou de personnel lié, le défi des fabricants sera, dans un futur assez proche, de pouvoir répondre aux demandes toujours plus nombreuses et précises des clients, de sorte à limiter des surcharges de travail trop importantes. « Quand on entend d’éminents médecins s’interroger sur ce que sera leur avenir, avouons qu’il y a parfois de quoi se poser quelques questions. Malgré tout, la Belgique est encore bien lotie, en profitant encore de matériel de pointe. Mais aurons-nous encore assez de subsides dans les années à venir pour pouvoir maintenir ce niveau ? C’est une question que beaucoup de posent, à l’heure où dans pas mal de pays, le domaine de la santé est mis à mal financièrement. Même s’il mérite la reconnaissance que chacun sait. »

Prise de conscience : un lit n’est pas qu’un lit

La récente crise liée au Covid-19 a-t-elle permis l’une ou l’autre remise en question, au sein du secteur ? « Oui. Chacun s’est bien rendu compte que le petit matériel ne devait pas être négligé. Ces derniers temps, les hôpitaux ou les maisons de repos, au-delà de leurs besoins importants en lits, ont souvent réclamé de plus petits outils qui nécessitent des technologies de haut niveau. Cela va jusqu’à des systèmes qui peuvent analyser automatiquement des plaies ou des ulcères, en livrant des informations claires et rapides sur ces maux, et en donnant la solution adéquate pour le traitement. C’est aussi de ce genre d’éléments que recherchent les établissements aujourd’hui. »

Á propos de…

Depuis 1993, Distrac Group propose une offre complète en biens d’équipement à destination des hôpitaux, des maisons de repos et des magasins spécialisés dans le soin aux personnes. De l’aménagement des chambres au mobilier, en passant par les installations de désinfection et par une gamme de technologies de soins en forte croissance. Cette société distribue, vend et propose des solutions d’architecture intérieure de haute qualité via Salens Studio, créé pour mettre en place des concepts d’ameublement. À l’affût des nouveautés, Distrac Group collabore également avec Tempur (pour des matelas révolutionnaires) et vient d’acquérir d’une nouvelle tablette, permettant à l’utilisateur de rester connecté avec sa famille, sans l’aide d’un membre du personnel.