Accueil Supply Chain Dans le futur de l’industrie

Dans le futur de l’industrie

Ultra moderne et connectée, l’usine du futur propose une révolution du processus industriel, basée sur les nouvelles technologies et l’innovation. Considérée comme la quatrième révolution industrielle, celle-ci combine les objets et l’internet. Qu’en est-il de tout cela en Belgique?

L’industrie manufacturière est l’un des piliers de l’économie en Wallonie. Celle-ci pourrait permettre un renouveau social et environnemental si l’opportunité d’un passage au numérique est saisie. Ce serait l’occasion de repositionner ce secteur parmi les leaders européens, voire mondiaux.

Beaucoup d’entreprises et d’organismes se sont donné cette mission dont Digital Wallonia, qui a lancé son programme Made Different fédérant 35 partenaires. « Avec 150 000 emplois, le secteur industriel est le quatrième secteur wallon le plus important en termes de volume de main d’œuvre » indique Benoit Hucq, l’un des représentants de Digital Wallonia. « Le passage vers le numérique et les nouvelles technologies est donc une priorité pour nous. »

Des pistes pour les entrepreneurs qui veulent avancer

« Le projet Made Different propose un programme d’accompagnement vers l’industrie du futur. C’est également un réseau d’entreprises qui partagent une démarche favorisant la croissance et l’innovation » explique B. Hucq. « Ce programme utilise une méthodologie orientée sur l’amélioration des processus de fabrication. On va aider les entreprises à se transformer en plusieurs étapes pour favoriser l’appropriation de ces nouvelles technologies. »

Le passage à l’industrie 4.0 est une numérisation de l’entreprise. Elle implique une transformation digitale englobant les technologies de l’information, le matériel et les logiciels. Le but est de mettre en œuvre une communication continue et instantanée entre les outils et postes de travail qui se trouvent dans la chaîne de production, pour la rendre plus flexible, efficace et écologique. De nombreux outils utilisant le big data et le cloud sont utilisés pour augmenter la productivité, réduire les coûts et la consommation énergétique. Les technologies utilisées pour atteindre l’industrie 4.0 sont l’Internet of Things (IoT), le Cyber Physical Systems et le Cloud Manufacturing. À travers, par exemple, des capteurs connectés qui récoltent un grand nombre de données (big data), il est possible d’anticiper les défaillances de machines, de détecter un ralentissement de la chaîne ou de contrôler la qualité de la production.

Témoignage : ceux qui ont déjà amorcé la transition

Mais qu’en pensent les entreprises qui ont déjà amorcé leur transition? « Je suis très satisfait d’être passé en 4.0, c’est très intéressant en ce qui concerne l’optimisation des cycles de production » explique François Leroy, le gérant de la société Lescav, spécialisée dans la fabrication d’outillage industriel. « On a aussi pu constater un gain d’efficacité concernant la gestion des flux qui varient sans cesse. Grâce aux nouvelles technologies, on arrive à faire beaucoup de choses avec peu de personnes. Le personnel reste donc au sein de l’entreprise quoiqu’il arrive. »

Passer en 4.0 n’est pas si facile. Les technologies actuelles sont tout le temps en développement. Les grandes entreprises qui ont de gros budgets n’ont pas de problèmes. C’est plus difficile pour les PME car on a un budget plus limité.

François Leroy, Société Lescav

« Au niveau de notre entreprise, je vois deux intérêts au fait d’être passé au 4.0 » indique François Leroy. « Dans un premier temps, c’est purement par rapport au fonctionnement de l’entreprise. Nous sommes une PME, nos produits étaient fabriqués de manière artisanale. Nous nous devions d’évoluer vers l’industrialisation donc nous sommes directement passés au 4.0. On pourrait comparer notre décision avec celle des pays en voie de développement qui visent directement les dernières technologies. Ensuite, ce sont des produits qui aident nos clients à s’engager sur le même chemin. On regarde toujours ce que les industriels utilisent. »

« Passer en 4.0 n’est pas si facile » admet François Leroy. « Les technologies actuelles sont tout le temps en développement. Les grandes entreprises qui ont de gros budgets n’ont pas de problèmes. C’est plus difficile pour les PME car on a un budget plus limité. Mais dans l’ensemble, on ressort bénéficiaire de ce passage au 4.0. La Région wallonne est très impliquée, elle fournit un budget assez conséquent et leurs partenaires, qui sont sur le terrain, nous aident
au maximum. »

EN PLUS

Quand (bien) manger rend heureux

FoodSi la vie était un match de foot, la période qui suit le cinquantième anniversaire en serait la deuxième mi-temps! Celle des blessures, si vous n’y prenez pas garde, ou la plus excitante des deux si vous vous en donnez les moyens.

Jacques van den Biggelaar: La jeunesse, ça s’entretient

Jacques van den Biggelaar La jeunesse, ça s’entretient. Je ne parle pas des rides dans nos sourires ou de l’argent dans nos cheveux. La seule jeunesse qui dure est celle de l’esprit. Et mieux vaut éviter la fameuse sagesse, censée s’abattre sur nous à la cinquantaine, tel un coup définitif porté à notre curiosité d’enfant.

Xavier Tackoen: Bruxelles est-il un véritable laboratoire de la mobilité?

Xavier Tackoen Il n’y a pas de doute là-dessus. Et cela s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, la mobilité bruxelloise fait depuis plusieurs années la « une » des journaux, évoquant tantôt la congestion galopante, les retards des trains et des projets ferroviaires ou les choix cornéliens pour faire cohabiter les différents modes de transport.

Se mettre au gaz et au vert

La première station de...

Jean-Claude Van Damme: Grandir à tout âge

Interview Entrer dans la cinquantaine est un cap que certains vivent douloureusement. Jean-Claude Van Damme l’a passé il y a une dizaine d’années. Icône des arts martiaux et du cinéma d’action depuis 40 ans, il se livre sur son sentiment face à cette nouvelle étape.

Archief.

La ville de demain sera « smart »

Il y a vingt ans, de grands réalisateurs hollywoodiens imaginaient la ville du futur: une oasis technologique, peuplée de robots intelligents et de voitures volantes. Même si, aujourd’hui, ces visions ne s’avèrent plus si utopiques que cela, c’est surtout le concept de Smart City qui semble apparaître comme l’idéal à atteindre pour nos villes.