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Des pistes pour apprendre à entreprendre…

Si le gène de l’entrepreneuriat fait partie du « package » de naissance, ou pas, le candidat entrepreneur ne doit de toute façon pas s’arrêter en si bon chemin. Car il existe plusieurs façons pour apprendre à transformer une idée en entreprise concrète. Que ce soit sur les bancs de l’école ou par d’autres moyens.

Une chose est désormais sûre et certaine: le marché de l’emploi a évolué, et le projet entrepreneurial fascine de plus en plus de monde. Comme en témoigne Gael Rouvroy, récemment récompensé à l’occasion des « Entrepreneur Awards » en 2019, co-fondateur et CEO de la société IntoPix: « l’entrepreneuriat est plus en vogue qu’auparavant, c’est indéniable. Et un nombre croissant de jeunes développe une fibre entrepreneuriale. »

Former sur le tas

« Cette tendance était nettement moins accentuée quand j’ai lancé IntoPIX en 2006. La notion de risque est toujours bel et bien présente, mais elle se voit tempérée par de belles histoires, comme celle de Google par exemple. Un exemple parmi d’autres qui donne clairement envie aux plus jeunes de se frotter au développement de leur propre structure. Moi, plus jeune, je baignais dans un milieu d’entrepreneurs, et j’y suis venu assez naturellement. On va dire que cela faisait presque partie de mon ADN. Par contre, je n’ai pas été armé par l’école. Je me suis donc formé continuellement sur le tas. »

Entreprendre des études pour… entreprendre

Est-ce à dire qu’il n’existe aucune formation en la matière? Non. Parce qu’heureusement, les choses bougent dans le bon sens. Et là, la « Cité Ardente » n’a pas usurpé sa réputation, puisque c’est HEC qui a lancé le premier « Master en Entrepreneuriat », organisé en étroite collaboration avec des entrepreneurs et des entreprises. « Au total, cette formation se décompose en 30 % de cours et 70 % de terrain », explique Nathalie Hosay, responsable de la communication. « Beaucoup d’étudiants sont désireux de créer une entreprise mais ne savent pas comment se donner toutes les chances de transformer un projet ou une idée en concept d’entreprise. »

Beaucoup d’étudiants sont désireux de créer une entreprise.
— Nathalie Hosay, HEC Liège

Gène entrepreneurial

Pour autant, Nathalie Hosay ne nie pas l’existence de cette sorte de fameux « gène entrepreneurial », capable de prédestiner une trajectoire: « D’après nous, le fait d’entreprendre résulte d’un mélange bien équilibré entre la maîtrise de notions de base et d’une volonté ferme qui vient, là, du candidat lui-même. »

La peur de l’échec… et des parents

Très au fait des motivations des étudiants, et de ce qui peut également les paralyser dans leur volonté entrepreneuriale, Nathalie Hosay pointe « la peur de l’échec ». En effet, d’après une étude menée sur le sujet par l’entreprise familiale Anyway, dans 70 % des cas, la raison de ne pas se lancer tient à la crainte d’échouer. « C’est effectivement un gros souci en Belgique », reprend G. Rouvroy. « Quand vous échouez, aux Etats-Unis, on vous dira que c’est bien d’avoir essayé et qu’il faut repartir du bon pied. Tandis qu’ici, on aura plus souvent tendance à vous reprocher de vous être planté. »

Venture Lab

Par ailleurs, un certain déterminisme social joue aussi dans le fait d’oser franchir le pas. Selon la même étude, dans 58% des cas, un jeune ne lancerait pas sa propre structure sans l’approbation de ses amis ou de ses parents. Pour remédier à ceci, le « Venture Lab » peut constituer une très bonne solution. Il s’agit du premier incubateur créé en Belgique francophone destiné à l’entrepreneuriat des étudiants, dès la sortie du secondaire s’ils le souhaitent, et des jeunes diplômés.

L’esprit aujourd’hui

« Cet incubateur peut effectivement rassurer l’environnement familial », détaille Hosay. « Comme ils sont encadrés, les jeunes sont perçus comme plus suivis, ce qui rassure leurs parents. Car il faut bien dire qu’il y a quelques dizaines d’années d’ici, les entrepreneurs étaient plutôt rares. Et pour être acceptable, un emploi devait surtout rimer avec sécurité. Ce qui n’est plus du tout l’état d’esprit des jeunes d’aujourd’hui. Et encore moins la philosophie du marché ! »

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