On a tous en tête ce cliché de l’enfant qui apprend à ses parents à utiliser son smartphone. Même si c’est encore le cas pour certains, on voit un changement s’opérer, les jeunes seniors étant de plus en plus à l’aise avec les nouvelles technologies.

Smartphones, ordinateur, objets connectés, les nouvelles technologies occupent une grande place dans notre société. Même si c’est parfois compliqué de suivre, les jeunes seniors s’y intéressent de plus en plus et ont moins de retard qu’on pourrait le penser.

Fracture numérique

Selon une étude de l’Agence wallonne des télécommunications, les 50 ans et plus utilisent internet aussi fréquemment que la moyenne de la population wallonne. La fracture numérique se fait de plus en plus tard, elle concerne les plus de 65 ans dorénavant. Les jeunes seniors sont tout aussi capables d’utiliser les équipements électroniques, logiciels et applications que la moyenne wallonne.

Le project diggit

Internet fait en effet partie de la fin de carrière des jeunes seniors. Cette nécessité dynamise l’usage des nouvelles technologies par les « plus âgés ». « Seul 10,8 % de la population âgée de 55 à 64 ans n’a jamais utilisé internet en Belgique », explique Haroun Fenaux, le Press Officer de Proximus. « C’est pour cela que nous avons lancé le projet diggit qui donne la possibilité aux plus jeunes de partager leur savoir sur les nouvelles technologies aux jeunes seniors. Cela permet de rapprocher les générations différemment et de faire en sorte que tout le monde puisse utiliser les nouvelles technologies de la même manière, ou presque. Notre entreprise incite tous les enseignants et leurs élèves à participer à ce projet, d’autant plus qu’il y a des prix à gagner. »

Faciliter les technologies

Au-delà de ce projet, Proximus est également attentif aux difficultés qui accompagnent éventuellement l’avancement en âge. « 13 % de la population est en situation de handicap. 80 % des handicaps apparaissent en cours de vie, dont certains avec l’âge comme la myopie ou la surdité par exemple », explique H. Fenaux. « Nous avons développé des appareils qui permettent de faciliter l’utilisation des nouvelles technologies. Ces appareils sont testés par une équipe indépendante de personnes atteintes de différents handicaps pour s’assurer de leur efficacité. »

Les besoins

Nous nous trouvons dans une période où il est presque obligatoire d’avoir une connexion internet chez soi. Transactions bancaires, contacts avec les assurances ou les mutuelles, presque tout se fait par internet. « Dans leur environnement, les plus de 50 ans trouvent de plus en plus de personnes qui peuvent les aider à se familiariser avec les nouvelles technologies », explique Mathieu, manager à la FNAC. « En prenant leurs besoins en compte, on arrive à déterminer ce qu’il leur faudrait sans aller dans l’excès. Ce n’est pas avec ce groupe que nous allons faire du upselling [convaincre le client d’acheter le modèle supérieur]. On va se focaliser sur leurs besoins et leur expliquer un maximum comment utiliser leur machine. »

Tous en évolution

« Le fonctionnement de notre société fait qu’ils sont obligés de s’intéresser à ce genre de technologie », admet Mathieu. « Mais il nous arrive aussi de tomber face à des personnes, faisant partie de cette génération, qui sont très à l’aise avec les nouvelles technologies et qui ont un intérêt réel envers celles-ci. On arrive à un moment charnière où la génération qui n’a pas connu les nouvelles technologies est lentement remplacée par une génération qui a baigné dedans. Et ces seniors-là veulent le dernier smartphone à la mode, une montre connectée pour faire leur sport, un bel écran de télévision pour regarder Netflix ou un ordinateur performant qui ne leur servira pas uniquement à faire leurs virements. »

Les technologies évoluent, la population aussi. Il sera de plus en plus rare de trouver des personnes qui ne sauront pas se servir des nouvelles technologies. Et pour ceux qui ne sont pas (encore) à la page, il existe des aides adaptées à tous les besoins.