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Étudier, chercher, développer, innover

Où s’arrête la recherche et où commence le développement ? On pourrait répondre que la première se cache dans un labo d’université et que le second prend pied dans l’industrie et l’entreprise. Mais on aurait tort d’y voir deux mondes séparés. 

La R&D et l’innovation nous ont permis de relever jusqu’à présent tous les défis. Et l’innovation dans tout ça ? C’est peut-être l’étincelle qui se produit quand une bonne idée disrupte le marché, quand se rencontrent savoir et savoir-faire. On définit l’innovation d’une entreprise comme la création de nouveaux produits, procédés et services. Alors les partenariats entreprises-université représentent un enjeu majeur pour une économie et pour un territoire. C’est la raison pour laquelle l’Union européenne a fixé un quota d’investissement en R&D en 2010 (« Stratégie 2020 »). Chacun de ses membres devra dès cette nouvelle année investir 3% de son PIB dans la R&D. 

Le Brabant Wallon, terrain d’innovation

La Belgique n’atteint pas encore les bonnes résolutions en matière d’investissement dans la recherche. Elle n’en demeure pas moins une bonne élève. Alors qu’en 2005, elle investissait (secteurs privé et public confondus) 1,79 % de son PIB dans la R&D, elle a atteint les 2,76 % en 2018. Au-delà des subsides dont peuvent profiter certaines collaborations, le climat fiscal en Belgique est plutôt favorable à la R&D. Des mesures incitantes tels que le crédit d’impôt et les déductions pour les revenus de brevets participent au succès de l’innovation belge.

Une technologie qui reste dans un laboratoire n’a pas vraiment d’intérêt pour la société.
Magdalini Loannidis

Deux de ses provinces se démarquent en la matière. Les statistiques publiées par Eurostat (Office statistiques de l’UE, données de 2015) montrent que le Brabant flamand, est plutôt proactif, avec 4,26 % de son PIB redirigé dans la R&D. Mais c’est le Brabant wallon qui emporte la palme belge de l’innovation avec 6,43% ! 

Le pôle technologique de Louvain-La-Neuve

Au cœur de ce territoire se trouve l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve et son Science Park, terre d’accueil d’un tissu d’entreprises innovantes. Magdalini Ioannidis, la responsable Promotion et Relations internationales résume le fonctionnement de cet espace dédié à la collaboration entre les labos de l’UCL et les entreprises. « Nous les hébergeons, de la plus petite à la plus grande. Nous les mettons en contact avec tout l’écosystème de l’université. Leur métier de base, c’est l’innovation, nous leur proposons de les accompagner dans ce développement-là. (…) Notre avantage, c’est que nous ne sommes pas qu’un campus universitaire. Nous avons installé toutes les facilités possibles, pour que ce soit un lieu où l’on puisse étudier, mais aussi habiter et travailler, un lieu très dense de deux kilomètres carrés. » 

Un écosystème de l’innovation

Un lieu d’ébullition d’idées, alors que les scientifiques n’ont jamais été aussi spécialisés dans leurs domaines, et aussi dépendants les uns des autres. « C’est vrai que la recherche interdisciplinaire est importante pour l’innovation, et on le voit chez nous. L’UCLouvain représente 14 facultés, plus de 20 instituts de recherche, plus de 20 plateformes technologiques, et les entreprises qui s’installent à proximité savent qu’elles pourront se tourner vers l’université pour quelque question que ce soit, de la plus spécifique à la plus large, se réjouit la voix du Science Park de l’UCLouvain. La proximité ouvre le champ des possibles. On voit des regroupements d’expertises, de compétences et d’équipements, pluridisciplinaires, autour d’une thématique donnée. » 

Des intérêts partagés

Pour qu’un projet réussisse, il doit s’adapter aux besoins des différentes parties, raison pour laquelle il existe de nombreuses formes de collaboration. Elles peuvent être courtes : avec des missions de consultance ou « par la vente de l’offre technologique que nous avons déjà en rayon et que nous proposons toute faite » comme l’explique Mme Ioannidis.

Mais laboratoires et entreprises peuvent aussi mener ensemble des recherches collaboratives à long terme. Elles prennent différentes formes : du parrainage d’une recherche par une entreprise, à un partenariat en bonne et due forme. Et pour Magdalini Ioannidis, de l’UCLouvain, toutes les parties ont à y gagner. « Pour les entreprises, c’est un moyen pour elles d’accéder à la recherche, en étant parfois subsidiées par la région, voire par l’Europe. Concernant les chercheurs, c’est important parce que ça leur permet d’approcher le monde de l’entreprise, de valoriser leur travail mais aussi de le monétariser. Une technologie qui reste dans un laboratoire n’a pas vraiment d’intérêt pour la société. » 

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