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Augmentez votre réalité!

La réalité augmentée, ce mélange de réel et de numérique, s’exporte dans le tourisme traditionnel. Pour valoriser leur patrimoine et vous surprendre, musées, villes et institutions rivalisent d’originalité.

Églises détruites, villes modernisées et décors disparus reprennent vie sur votre écran. Et l’expérience est saisissante. Debout, au milieu d’une salle de musée, vous pourriez observer à travers l’œil de votre tablette la soirée ordinaire d’une famille du XVIIIe siècle ou l’activité traditionnelle d’un atelier d’imprimeur.

La réalité augmentée?

Cette technologie est déjà disponible au quotidien. Parmi les usages les plus courants figurent certains filtres proposés par les réseaux sociaux: des oreilles de chats ou un nez de lapin sur votre selfie. En quelques secondes, vous voici « augmenté »! Le principe est simple; lorsque l’application détecte un repère, il superpose à l’image réelle un certain nombre d’informations numériques. Elles visent à enrichir le monde réel en y apportant des éléments virtuels (vidéos, images, sons, informations diverses).

Derrière la réalité augmentée (mais appelez la R.A., maintenant que vous la connaissez mieux), il y a la volonté de réenchanter les lieux d’aujourd’hui, de revaloriser les musées et expositions en perte de vitesse, d’intéresser les enfants (et leurs parents) à l’Histoire, la Culture et les Sciences.

Quelles technologies?

Selon les activités, la R.A. équipe différents types d’écran. Certains proposent des bornes numériques publiques. Plus prisées, les tablettes! Louées par les musées et les institutions, elles permettent d’explorer par soi-même les lieux. Plutôt que de suivre le guide (audio ou humain), on participe à la visite.

La réalité augmentée vise à enrichir le monde réel en y apportant des éléments virtuels (vidéos, images, sons, informations diverses).

Et c’est le cas à l’abbaye de Villers-la-Ville, où le fantôme d’un moine cistercien vous accompagne dans vos pérégrinations. À travers l’aide que lui apportez pour libérer son esprit, vous en apprendrez plus sur l’Histoire de cette abbaye détruite pendant la Révolution française. Si un parcours avec audio-guide classique est possible, la visite augmentée est plus complète et plus interactive. Mais surtout, elle permet de passer d’un siècle à l’autre: du XXIe au XIIe, on fait aussi une petite pause au XVe siècle. Ce qui permet d’imaginer et d’admirer l’abbaye dans ses plus beaux atours.

Une app sur smartphone

Et plus démocratique que la tablette, l’application sur smartphone. Il suffit de la télécharger et c’est parti. Les musées s’y sont mis, l’Institut royal des Sciences naturelles de Bruxelles par exemple. Il lance les enfants sur la piste de petits dinosaures. À chaque bonne réponse (attention à être attentif à la visite!), ils collectent un compagnon virtuel et coloré, qui restera disponible via l’application « Sauria », une fois rentrés chez eux.

Une application téléchargeable permet aussi aux lieux publics d’entrer dans la danse. La ville du Gilles, bien connue pour ses festivités, mise sur une visite interactive pour attirer ses visiteurs hors saison. Binche propose de découvrir son charme et son Histoire à travers deux parcours en R.A. Le premier pour parcourir les remparts, guidé par la grande Marie de Hongrie, sœur de Charles Quint, qui vécut au palais de Binche. Et le deuxième pour jouer en famille à un jeu de pistes. Au gré de la visite, il faudra répondre aux énigmes pour aider le chevalier Edelin à résoudre un crime: qui a volé les armoiries de Charles Quint?

Les exemples de réalité augmentée sont déjà nombreux chez nos voisins européens, et la Belgique ne compte pas laisser passer cette chance non plus. L’occasion est trop belle d’attirer un public connecté dans les lieux de culture. La Wallonie mise déjà sur le secteur touristique pour doper son économie, secteur qui emploie plus de 6.000 personnes déjà et qui représente 6 % de son PIB.    

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