Vous faites partie des nouveaux adeptes ? Alors comme de nombreux usagers des trottinettes, vous êtes peut-être dans le flou concernant l’assurance à adopter.

Les véhicules automoteurs (trottinettes, e-bikes, monoroues, hoverboards etc.) bridés à 25km/h ne nécessitent pas d’assurance particulière. L’assurance familiale suffit. Elle n’est en général pas obligatoire, mais attention ! Avoir une couverture civile pour conduire un automoteur l’est en revanche. « Dans la législation belge et la législation européenne, lorsqu’on emploie un véhicule automoteur, on doit répondre des dommages que l’on cause à autrui, y compris les personnes transportées », explique Wauthier Robyns, de l’Union Professionnelle des Entreprises d’assurances.

“Au-delà de 25km/h, il vous faudra une assurance du type de Responsabilité civile auto avec la carte verte”

« Au-delà de 25km/h, pour ces véhicules [motorisés], il vous faudra une assurance du type de Responsabilité civile auto (RCA) avec la carte verte. » Ce qui vaut donc pour les vélos Speed Pedelec et certaines trottinettes électriques personnelles. Les flottes d’engins partagés sont bien limitées à 25km/h.

Et les deux-roues traditionnels ?

« Pour des véhicules non motorisés, la législation est très simple : une assurance familiale simple prend en charge les accidents de la circulation. Cela va jusqu’au vélo avec moteur d’appoint. » Le directeur d’Assuralia de préciser : « Un moteur d’appoint, ça signifie que si l’on ne pédale pas, le moteur n’apporte pas d’aide au cycliste. »

Sur le chemin du travail

Les règles générales sont dites, mais Wauthier Robyns rappelle une petite nuance pour les travailleurs, salariés ou fonctionnaires. « Ils sont protégés par la loi sur les accidents du travail. Cette loi prend en compte non seulement les accidents sur le temps de travail, mais également les déplacements entre le lieu de résidence et le lieu du travail. » Si vous n’utilisez votre Speed Pedelec qu’en semaine pour vous rendre au bureau, pas besoin d’assurance donc, la loi vous protège.