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Formation en alternance : la formule où tout le monde gagne

Idéalement situés à l’intersection des politiques d’emploi et des attentes patronales, les centres de formation en alternance proposent aux entreprises des stagiaires motivés, compétents et sensibilisés aux exigences du monde professionnel.

Que ce soit en Wallonie ou à Bruxelles, il semblerait que l’alternance ait plutôt le vent en poupe ces dernières années. Le principe de cette formule d’apprentissage ? Permettre à des apprenants de se former, dès l’âge de 15 ans, à un métier précis en alternant un cursus théorique avec une pratique professionnelle en entreprise. Et la force des institutions qui la proposent, c’est avant tout d’être parfaitement au fait des attentes des fédérations patronales en matière d’emploi.

Des cursus orientés pro

« Ce sont les contacts que nous avons avec les entreprises et les orientations que ces dernières nous donnent qui déterminent notre offre de formation », explique Vincent Giroul, directeur de l’efp, un centre de formation en Région bruxelloise. « Nous sommes également très attentifs à la programmation de l’offre d’emploi par les pouvoirs publics, et bien entendu à la question des métiers en pénurie. » Pour un futur apprenant, choisir la formation en alternance offrirait donc la possibilité d’avoir un « coup d’avance » sur le marché de l’emploi en optant pour un métier porteur et en se faisant directement conseiller par des professionnels du secteur choisi. « Chez nous, tous les formateurs sont des professionnels en activité, qui sont en contact avec les réalités du terrain. »

Des formations pour toutes les ambitions

Qu’on ne s’y trompe pas toutefois : l’offre proposée est loin d’être limitée à quelques métiers rares.  En alternance, on peut se former, entre autres, à la coiffure, à l’artisanat (luthier, vitrier, boulanger…), aux métiers de la construction, de la restauration ou encore de l’immobilier. «Bien entendu, des formations disparaissent, apparaissent ou s’enrichissent en fonction de l’évolution des besoins et des sensibilités du monde du travail. »

La fierté des patrons-formateurs

Les stages sont la clé pour comprendre l’utilité socio-économique de la formation en alternance. Ils sont rendus possibles grâce au choix que font certains patrons de devenir des « patrons-formateurs ». Ils  prennent alors en charge une partie de la formation d’un apprenant en alternance. « Pour un patron, les avantages sont multiples », affirme Vincent Giroul. « Les stagiaires ne leur coûtent pas très cher, et ils peuvent rapidement activer  chez eux une identité professionnelle forte. Ce sont des gens qui ont déjà des compétences, mais aussi un savoir être, un certain sens du travail et de l’esprit d’équipe. » Ainsi, le stagiaire peut rapidement contribuer au développement de l’entreprise et de son savoir-faire, tout en apportant un regard neuf.  « Quand l’entreprise se mobilise et qu’un tuteur s’investit, c’est un système qui fonctionne vraiment bien. Nous avons régulièrement des témoignages de patrons-formateurs qui trouvent du sens au fait de prendre un apprenant, et éprouvent une réelle fierté à l’avoir mené au bout de sa formation. » Reste que certains secteurs, comme l’automobile ou la construction, sont plus au rendez-vous que d’autres.  « Mais nous continuons à travailler, avec les pouvoir publics, pour convaincre toujours plus de PME de jouer le jeu de l’alternance », insiste le directeur de l’efp. « Aujourd’hui, les acteurs du monde économique et politique semblent en tout cas avoir compris que l’alternance est un outil performant et efficient », conclut-il.

à propos de

L’efp  est le centre de formation en alternance PME basé en Région bruxelloise. On peut s’y former à travers trois dispositifs : l’apprentissage, dès 15 ans, la formation chef d’entreprise, dès 18 ans et la formation continue. Ses publics cibles sont les jeunes, les adultes, les chercheurs d’emplois et les personnes en reconversion professionnelle.  Avec ses 480 formateurs, l’efp forme actuellement 6800 inscrits à plus de 80 métiers dans de nombreux secteurs, dont les secteurs en pénurie. Grâce à un niveau de compétence reconnu et validé par les PME bruxelloises, l’efp peut se targuer d’un taux d’insertion à l’emploi de plus de 85%. 

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