Accueil Mobilité Xavier Tackoen: Bruxelles est-il un véritable laboratoire de la mobilité?

Xavier Tackoen: Bruxelles est-il un véritable laboratoire de la mobilité?

Il n’y a pas de doute là-dessus. Et cela s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, la mobilité bruxelloise fait depuis plusieurs années la « Une » des journaux, évoquant tantôt la congestion galopante, les retards des trains et des projets ferroviaires ou les choix cornéliens pour faire cohabiter les différents modes de transport.

Ces désagréments ont motivé un grand nombre de start-up à développer des solutions innovantes et à les tester dans la capitale belge. Beaucoup de ces services ont déjà disparu, faute de rentabilité ou parce que les coûts de développement et d’acquisition de clients sont exorbitants.

« Mobility as a Service » : le netflix de la mobilité

Néanmoins, le secteur se renforce progressivement et des alliances stratégiques sont en train de naître pour tendre vers le concept de « Mobility as a Service » (MaaS). Lequel entend offrir aux citoyens une palette de modes de transport sous la forme d’un service intégré, payé soit à l’usage, soit au travers d’un abonnement mensuel. En quelque sorte, un Netflix de la mobilité.

Pour les entreprises globales, Bruxelles est une vitrine indispensable pour rendre visibles leurs services.

Bruxelles statégique pour les entreprises

Pour les entreprises globales, Bruxelles est une vitrine indispensable pour rendre visibles leurs services auprès des autorités européennes et tenter d’assouplir la régulation. Les services de mobilité partagée sont d’ailleurs davantage utilisés par les internationaux qui résident à Bruxelles que par les Bruxellois eux-mêmes. Ces derniers sont plus traditionnels dans leurs choix de déplacement et beaucoup possèdent encore un véhicule, même s’ils l’utilisent de moins en moins. On remarque aussi que le sujet jadis tabou de la voiture de société a engendré un débat de fond avec l’arrivée du budget mobilité. Celui-ci joue un important rôle de levier pour l’innovation. C’est particulier à la Belgique car on n’observe pas dans les pays voisins une dynamique aussi frénétique pour convaincre les entreprises à revoir leur politique de déplacements.

Répondre à l’Urgence climatique

Enfin, la crise des tunnels, la création du piétonnier dans le centre-ville et les marches pour le climat ont mis en exergue qu’il était urgent d’adapter nos comportements et que de nombreux Bruxellois étaient prêts pour ce changement. Le terreau est donc fertile pour maintenir Bruxelles comme un laboratoire des mobilités avec son lot de promesses mais aussi de déconvenues. Cela va nécessiter une grande coopération entre les secteurs publics et privés pour assurer le développement de services efficients, respectueux des enjeux environnementaux et qui garantissent une universalité pour l’ensemble des citoyens. Car le risque de dualité de la population face à ces innovations est réel. Mais l’inertie au changement l’est tout autant.

EN PLUS

Une seconde résidence, mais pas à n’importe quel prix

Selon le bureau WES Research & Strategy, 170.000 Belges possèderaient une seconde résidence. Les pays les plus prisés sont la France et l’Espagne. Avant de se lancer, mieux vaut se poser les bonnes questions et se faire conseiller par des professionnels.

Quel mix énergétique pour la ville du futur ?

énergies renouvelables Hydrogène vert, énergie solaire, éolien, géothermie… Beaucoup d’énergies renouvelables pourraient aider la transition des villes de demain :plus sobres, solidaires, vertes, et auto-productrices. Trois experts nous branchent sur quelques pistes.

Un mode de vie modulaire

C’est dans les années 70, avec l’apparition des lofts, qu’on a commencé à s’intéresser à la conception de l’habitat modulable. Plus question d’avoir des espaces fermés avec des fonctions bien définies. Progressivement, un nouveau mode de vie allait s’imposer, avec comme maître-mot le « changement ». La réponse est la « modularité ».

Dans la ville du futur, la justice du futur ?

Justice prédictive Une smart city réclame de smart services. La ville du futur, quelque soit sa taille ne saurait se passer de services performants, pratiques, abordables, qui simplifient la vie de ses citoyens. Et quoi de plus fondamental que leur droit à la justice ? Celle-ci connaîtra-elle aussi sa transition digitale ?  

Parce que chaque minute compte!

Protime Gérer son temps, lorsqu’on est entrepreneur, n’est pas une mince affaire. L’exercice se complique encore lorsque vient le moment de gérer aussi celui de ses collaborateurs. Heureusement, des solutions existent.

Archief.

La ville de demain sera « smart »

Il y a vingt ans, de grands réalisateurs hollywoodiens imaginaient la ville du futur: une oasis technologique, peuplée de robots intelligents et de voitures volantes. Même si, aujourd’hui, ces visions ne s’avèrent plus si utopiques que cela, c’est surtout le concept de Smart City qui semble apparaître comme l’idéal à atteindre pour nos villes.