Les manifestations de jeunes et moins jeunes sur le climat, le GIEC et les médias nous le rappellent sans cesse: un effort de réduction de la pollution est essentiel.

Et s’il reste aujourd’hui un débat autour de l’impact réel de l’humain sur le réchauffement climatique, le consensus est plutôt grand sur le fait que les efforts de baisse de consommation d’énergie fossile ne peuvent qu’aller dans la bonne direction tant pour l’environnement que pour la santé.

Un intérêt économique?

Seulement voilà, tout le monde n’a pas les moyens de raser sa maison et d’en reconstruire une moins gourmande en énergie! Ni de refaire toutes les isolations et les techniques de chauffage sur une maison existante, ce qui peut être encore plus coûteux. Ce qui guide le citoyen, on le sait, est son portefeuille, et tant qu’il n’y aura pas un intérêt économique direct à investir en premier dans une habitation efficiente en énergie, ce ne sera pas fait, point barre.

« Tout le monde n’a pas les moyens de raser sa maison et d’en reconstruire une moins gourmande en énergie! »

Soutenir l’énergie verte

Alors est-ce que les incitants doivent s’accélérer du côté de nos politiques? Je ne le pense pas. Bien sûr de l’aide pour lancer la machine, et intelligemment soutenir un secteur de l’énergie verte dans l’habitat, qui a besoin comme une pompe de s’amorcer, il faut le faire. Mais la punition étatique, habituellement déguisée en hausses d’impôts, ne sera pas nécessaire.

Les courbes d’évolution

En effet, il suffit d’analyser les courbes d’évolution du prix des produits pétroliers. Entre 1975 et 2015, en 40 ans, le gasoil de chauffage a plus que quadruplé, en excluant les accises et la TVA. Le prix des autres énergies a augmenté dans des valeurs comparables. Or, on considère aujourd’hui que les charges de chauffage et eau chaude représentent pour le Belge moyen entre 15 et 30 % de ses coûts de logement, en fonction du type d’habitation.

Efficacité!

Mathématiquement, si les prix de l’énergie continuent à progresser de la sorte, il se pourrait bien que la plus grande partie de la valeur d’une habitation soit bientôt justifiée par sa capacité à fonctionner sans apport énergétique extérieur! L’adage qui veut que le prix de l’immobilier soit déterminé par les 3 critères: localisation, localisation et encore localisation… sera bientôt obsolète et remplacé par « efficacité, efficacité, et encore efficacité (énergétique…). »