Parce que la vie d’un indépendant n’est pas souvent un long fleuve tranquille, mieux vaut bien se préparer à affronter le futur avec les bons outils. Jean-Marc Bernard, Sales Manager – Employee Benefits chez Wilink, nous en dit plus…

Quelle est la première démarche à laquelle devrait se soumettre un indépendant lorsqu’il se lance?
« Outre les préoccupations propres à son secteur, il devrait s’adresser à un partenaire en solutions financières, dont le spectre de tâches va de l’analyse de risques jusqu’à un plan de développement optimal. »

Au niveau des assurances, quels sont les risques de base contre lesquels doit se prémunir tout indépendant?
« Les risques immédiats contre lesquels s’assurer obligatoirement sont au nombre de deux: les accidents de travail si l’entreprise compte des salariés, ainsi que ceux liés aux véhicules de la structure. Viennent ensuite les risques spécifiques à l’activité. »

Chaque indépendant ne souscrit donc pas exactement aux mêmes types d’assurances?
« Exactement! Mais cela n’empêche pas certaines constantes, comme la “responsabilité civile”. Le propriétaire d’un snack ferait bien de bénéficier d’une “RC” si jamais ce qu’il sert comportait, à son insu, des bactéries qui rendent certains clients malades. Tandis qu’un consultant en informatique pourrait livrer un logiciel endommageant les infrastructures informatiques de l’un de ses clients, ou mettant en danger la cyber sécurité de ce dernier… Nous entrons là dans le domaine du “risk management”! Avec la possibilité d’opter, par exemple, en plus, pour une protection juridique couvrant d’éventuels frais d’avocat. Bien entendu le but n’est pas que tout le monde s’assure aveuglément contre tout. Il importe de placer le curseur au bon endroit…Le “sur-mesure” est la clé. »

Le type d’assurances prises évolue-t-il aussi en fonction du cycle de vie de l’activité indépendante?
« Quand on commence à gagner de l’argent et que le projet se développe bien, il faut penser à pérenniser l’activité tant que faire se peut. Se demander ce qui se passera si, un jour, le dirigeant n’était plus en état d’assumer le chiffre d’affaires pour cause de maladie, ou d’honorer des prêts. De son côté, le dirigeant pourra, lui, se tourner vers une assurance de type “revenu garanti”, afin de maintenir son train de vie. »

Vient aussi, au même moment, le temps de l’optimisation fiscale…
« De fait, si la société engendre des bénéfices, l’objectif sera d’en profiter au maximum, tout en restant bien entendu dans la légalité. Un dirigeant est généralement entouré de plusieurs conseillers : notaires, fiscalistes et comptables. Toutefois, s’ils s’avèrent le plus souvent connaisseurs et compétents dans leurs domaines respectifs, ils ont parfois tendance à réfléchir en “silos”, indépendamment des autres métiers. C’est pourquoi une solution globale, logique et structurée, intégrant le tout de manière cohérente, reste indispensable. »