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Peut-on vivre sans légumes?

Une étude récente démontrait que les Belges consomment de moins en moins de légumes. Un fait inquiétant tant leur apport nutritif est essentiel pour l’organisme. Il est donc primordial de redonner au légume ses lettres de noblesse. Mais comment faire?

Selon une étude réalisée par la société GfK Belgium, le Belge aurait acheté 2 % de légumes et 5 % de fruits en moins en 2018 que l’année précédente. En 10 ans, jamais ce niveau n’avait été aussi bas. Intriguant? C’est un fait, puisque le corps humain ne peut se passer de légumes! « Les légumes sont une véritable mine d’or », explique Hélène Lejeune de l’Union professionnelle des diététiciens de langue française (UPDLF). Ils contiennent des vitamines, des minéraux, des anti-oxydants et des fibres que l’on ne retrouve dans aucun autre aliment. « Diminuer leur consommation, c’est s’exposer à des risques tels que laconstipation, la fatigue, les ballonnements, le diabète de type 2 et beaucoup d’autres bien pires encore comme les cancers », reprend AmiraJellouli, diététicienne chez NaturHouse.

Qui cuisine encore?  

Derrière cette diminution se cache en fait un véritable problème de société qui prend de l’ampleur. Et l’une des causes de cette évolution tient dans le coût et dans la disponibilité de la nourriture vendue dans les grandes surfaces. « Il suffit de comparer le prix d’un kilo de légumes à celui d’une pizza toute faite dans les supermarchés. Le choix pour le consommateur est vite fait », souligne Hélène Lejeune. Aujourd’hui, il est en effet plus facile de se tourner vers des produits tout préparés et ultra-transformés que vers une diversité d’aliments de base. Or, ces plats présenteraient souvent des propriétés qui modifient la matrice des aliments de base – dont les légumes – leur faisant ainsi perdre leurs vertus alimentaires. Corrélativement, cuisiner devient plus rare parce que les gens n’ont plus le temps ou ne le prennent plus.

  « Les légumes sont une véritable mine d’or »

L’information nécessaire

Mais comment arriver à redorer le blason du légume? Par l’éducation, l’information et la cuisine. « Certaines personnes n’ont jamais vu leurs parents cuisiner et ne savent pas comment faire », déclare Hélène Lejeune. Or la cuisine ouvrirait la porte à la créativité et à la variété. Cultiver, acheter, préparer et cuisiner les légumes avec les enfants permettrait d’intégrer ces aliments dans la constitution de leur assiette. « Il existe six couleurs de légumes, chacune présentant individuellement des effets bénéfiques pour l’organisme », continue Hélène Lejeune. Pourquoi dès lors ne pas imaginer de cuisiner un type de légume selon le jour de la semaine? Et pour éviter les problèmes de timing, l’idée serait de planifier des moments où l’on prend de l’avance afin de faciliter la préparation des repas les autres jours. « Il faudrait par exemple éplucher les légumes à l’avance pour pouvoir les dégainer un soir où le stress est présent ».

Les régimes ‘trending’  

Mais serait-il dès lors plus judicieux de prendre le contrepied et d’embrasser des régimes 100 % végétarien ou vegan? Car si certaines personnes diminuent leur consommation de légumes, d’autres en ont fait la base exclusive de leur alimentation. « Certains régimes sont parfois issus d’un effet de mode observé chez des stars des réseaux sociaux », explique Amira Jellouli. Or, les followers ne connaissent généralement pas les tenants et aboutissants de leur mode d’alimentation. « Pour le régime vegan par exemple, les diététiciens recommandent la plus grande prudence et proposent un suivi régulier aux personnes intéressées » poursuit Hélène Lejeune.

Diversification!

Ce régime a d’ailleurs été proscrit par l’Académie royale de Médecine belge chez la femme enceinte, la femme allaitante et l’enfant. « Il présentait de trop grands risques de carences et de retard de croissance tant mentale que physique chez le fœtus et chez l’enfant ». Quant aux végétariens, qui se privent de viande, ils peuvent présenter une carence en fer (présent dans les céréales complètes et les légumineuses mais moins bien absorbé que dans la viande). La clé d’une bonne alimentation réside donc avant tout dans la diversification des aliments de base. « Manger de tout, oui! Mais sans excès », conclut Hélène Lejeune.

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