Accueil Business Entreprendre L’école est finie… Et maintenant?

L’école est finie… Et maintenant?

De nos jours, de plus en plus d’étudiants ne considèrent plus le saut de la case « fin des études » au « statut employé » avec autant d’enthousiasme. Entre employé et indépendant, salarié ou entrepreneur, voici quelques astuces pour trouver sa place.

Là où il y a encore quelques années, la question ne se posait pas, nos jeunes ont de plus en plus de mal aujourd’hui à trouver leur place sur le marché de l’emploi. D’une part, les possibilités sont tellement variées que l’on s’y perd si l’on n’a pas déjà une idée toute tracée de l’avenir que l’on veut construire. Mais d’autre part, des études pointent de manière alarmante l’insatisfaction des jeunes dans le monde du travail. Alors, comment s’y retrouver, comment trouver sa place et se réjouir de son propre avenir professionnel?

Chercher du travail

Quelles que soient les décisions de carrière à la sortie des bancs de l’école, certaines étapes restent incontournables et concernent tous les diplômés, en commençant par l’inscription comme demandeur d’emploi. Une première étape cruciale pour pouvoir ensuite chercher activement du travail. Ensuite, il faut se créer et entretenir un réseau, pour se faire connaître et faire connaître ses intentions, que ce soit trouver un job intérimaire ou un stage en entreprise, signer un contrat à durée indéterminée, se lancer comme indépendant ou créer sa propre société. Cela peut commencer par la création d’un compte LinkedIn ou l’inscription à un bureau d’intérim.

L’entrepreneuriat

Il est utile de savoir où l’on veut aller. Alors que le statut d’employé ou de salarié reste le plus sécurisant en termes financiers, mais aussi en termes d’avantages extralégaux (comme une voiture de société, des chèques-repas…), les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’en désintéresser et empruntent un autre chemin, celui qui comporte plus de risques mais représente plus de défis à relever: celui de l’entrepreneuriat. Trouver un emploi ou se lancer comme indépendant deviendrait le nouveau dilemme de la génération Y. « Me lancer comme indépendant, ça n’a pas vraiment été un choix », raconte Lucas Beguin, serial entrepreneur liégeois. « N’ayant pas terminé mes études supérieures, aucun employeur n’acceptait de m’engager sans ce fameux papier magique: un diplôme. Devenir indépendant, c’était la seule manière de leur prouver qu’ils avaient tort. »

Il faut faire confiance à son instinct. 

Un choix qu’il n’a pas regretté, car à 28 ans seulement, Lucas Beguin compte déjà deux sociétés, une émission web et TV Liège Is Awesome, ainsi que plusieurs projets en cours.« Je n’ai malheureusement pas été assez sensibilisé aux aléas de la vie d’indépendant, il m’arrive donc encore de faire des erreurs », ajoute-t-il. « C’est donc important de s’entourer des bonnes personnes. J’ai pour ça créé le Réseau des Jeunes Entrepreneurs, qui a pour objectif d’aider les entrepreneurs à s’inspirer, s’entraider et développer leur réseau. Mais il existe aussi des organismes qui encadrent les jeunes et les aident à se lancer. »

Objectif de vie

Des organismes comme l’asbl LJE (Les Jeunes Entreprises) ou encore le VentureLab à Liège, qui sensibilisent, dès les bancs de l’école, à l’envie de créer et au développement des compétences entrepreneuriales. Ils permettent aux jeunes de combiner leurs études avec un projet entrepreneurial dans un cadre rassurant et pédagogique, et créent des ponts entre l’école et l’entreprise.

 Il est important de toujours garder à l’idée qu’il arrive à chacun de faire des erreurs. Ne pas se plaire dans sa fonction, avoir envie d’autre chose, réaliser qu’il nous manque des compétences ou encore lancer un projet qui n’aboutit pas: chaque étape est une étape de plus vers un objectif de vie. En gardant en tête que l’on est le propre acteur de sa vie permet de toujours voir des solutions et des opportunités là où d’autres voient des impasses. « La force d’un entrepreneur, c’est d’assumer ses décisions. Et c’est pareil pour tout le monde, il faut juste faire confiance à son instinct », conclut Lucas Beguin. Alors, lancez-vous!

Article précédentLe droit de rêver
Article suivantMes chers parents, je pars!

EN PLUS

Frederik Delbart: toutes les fonctions combinées dans un endroit “à soi”

Architecte Cette année, en termes de design, Frederik Delbart était sur toutes les lèvres. Il faut dire que le jeune trentenaire belge a été élu « Designer belge de l’année 2018».

Une longue randonnée pour un tourisme gustatif

trappistesLa Wallonie regorge de paysages fantastiques à découvrir tout au long d’une grande randonnée. Le GR des Abbayes Trappistes vous tend les bras.

Un mode de vie modulaire

C’est dans les années 70, avec l’apparition des lofts, qu’on a commencé à s’intéresser à la conception de l’habitat modulable. Plus question d’avoir des espaces fermés avec des fonctions bien définies. Progressivement, un nouveau mode de vie allait s’imposer, avec comme maître-mot le « changement ». La réponse est la « modularité ».

A chacun de prendre mieux en charge sa santé

En vente libre Les produits de santé en vente libre méritent d’être plus valorisés. Pour que les consommateurs tirent le meilleur de leurs vertus préventives et curatives, une seule source d’info: les médecins et pharmaciens.

Edwin Van Andel: Embrassez un hacker…

Edwin Van Andel «L’entreprise X a été piratée et 3 millions de données personnelles se retrouvent dans la nature. » C’est un gros titre que l’on pourrait lire dans n’importe quel journal. Une entreprise de premier plan a été piratée et maintenant, elle a un gros problème.

Archief.

La ville de demain sera « smart »

Il y a vingt ans, de grands réalisateurs hollywoodiens imaginaient la ville du futur: une oasis technologique, peuplée de robots intelligents et de voitures volantes. Même si, aujourd’hui, ces visions ne s’avèrent plus si utopiques que cela, c’est surtout le concept de Smart City qui semble apparaître comme l’idéal à atteindre pour nos villes.