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La transition vers une société sans carbone

Adélaïde Charlier

Depuis début janvier, des milliers de jeunes arpentent les rues du pays chaque jeudi pour réclamer une politique climatique ambitieuse. Ces jeunes sont inquiets, d’une part, de l’urgence climatique constatée par les scientifiques, et d’autre part, de l’immobilisme politique pour atteindre nos objectifs climatiques.

En effet, il existe un écart catastrophique entre les engagements pris par les états pour réduire leurs émissions de gaz à effets de serre et les efforts nécessaires pour respecter l’Accord de Paris et contenir le réchauffement en dessous des 2°C. Plus grave encore, selon l’Union européenne, notre pays n’atteindra pas ses objectifs 2020 et est en grand danger de ne pas les atteindre pour 2030. La question climat n’est pas gérée et traitée à la hauteur des enjeux!

Youth For Climate

En janvier, le mouvement Youth For Climate naît. Nous sommes des milliers à nous mobiliser pour que l’on prenne la question climatique au sérieux. Cependant, notre pays fait figure de cancre en Europe. Le projet de loi Climat est enterré pour des raisons politico-juridiques, notre pays ne se joint pas aux États européens souhaitant mettre nos objectifs d’émission de CO2 à la hauteur de ce qu’il faut faire pour sauver la planète.
Des solutions existent, et elles n’impliquent ni un désastre économique ni un désastre social. Au contraire, elles représentent une opportunité pour l’Europe et la Belgique d’être à la pointe de cette transition. De nombreuses études montrent, par exemple, que les solutions créeront des emplois: selon l’Administration fédérale la transition créera 80.000 emplois nets en Belgique. 

Une transition nécessaire

On nous rétorque aussi souvent que cette transition coûtera trop cher. Il ne faut pas envisager cette transition par une augmentation de la taxation mais plutôt par une évolution de la fiscalité vers les activités émettrices de CO2, ainsi qu’un accompagnement via des subsides. Mais la transition nécessite des montants importants qui ne pourront être trouvés via la taxation et le financement privé. C’est le sens du Pacte Finance-Climat qui propose la création d’une banque européenne pour le climat. Cette banque financerait la transition en injectant de l’argent dans l’économie réelle pour financer les investissements nécessaires dans le transport, l’isolation, et l’énergie notamment. 

Enfin, il est important de mentionner que cette transition est déjà en route aux quatre coins du monde et de notre pays. Les jeunes ne sont pas aussi désenchantés qu’on ne le pensait. Rester sourd à leur demande c’est nier le message des scientifiques et étouffer une vigueur pour un monde plus respectueux d’une planète limitée. Ensemble, changeons le monde!

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