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Des villes de plus en plus bioénergétiques

La consommation énergétique mondiale devrait grimper en flèche au cours des prochaines années. Même si les combustibles fossiles resteront une importante source d’énergie, les énergies renouvelables gagneront, aussi en importance. Notamment dans les villes…

Gérée de façon durable, la bioénergie, notamment issue des plantes, mais pas exclusivement, peut être considérée comme une source renouvelable. Car, entre autres, de nouveaux arbres ou d’autres plantes peuvent remplacer ceux et celles qui ont été transformés en énergie. Son bénéfice net en termes d’atténuation du changement climatique dépend de l’équilibre entre le CO2 capturé durant la croissance des plantes et le CO2 libéré lorsque le combustible est produit, traité, transporté et brûlé.

Utilisation

Et plus globalement, qu’en est-il de l’utilisation de la bioénergie? « Elle représente aujourd’hui trois quarts du mix énergétique des énergies renouvelables en Wallonie, mélange qui occupe, au total, 12% du total des énergies dépensées dans cette même région », explique Pierre-Louis Bombeck, chef de projet Bois & Énergie de l’ASBL ValBiom, pour la valorisation de la biomasse.

Il poursuit: « Le frein principal à l’utilisation des bioénergies tient souvent au coût des infrastructures à installer, comme les chaudières, par exemple. Mais l’économie d’énergie qui sera réalisée grâce à ces nouvelles installations permettra d’amortir l’investissement à moyen terme. En outre, notre objectif est surtout que les particuliers, comme les institutions publiques, fassent le pas vers les bioénergies lorsqu’elles doivent de toute façon remplacer leurs installations. »

Biométhanisation

Et puis, on le sait moins mais c’est de plus en plus souvent le cas: les bioénergies fonctionnent aussi de manière croissante en circuit court. Puisqu’il y a, par exemple, moyen de se chauffer en Wallonie avec du bois d’origine wallonne. « Et le phénomène est le même question biométhanisation », poursuit P.-L. Bombeck. « Aujourd’hui, les déchets ramassés à un endroit précis peuvent être transformés en biogaz, qui servira à chauffer les bâtiments de la ville où ces mêmes déchets ont été ramassés. Difficile de faire plus court comme circuit. »

Dans quelques années, la consommation énergétique mondiale devrait accroître significativement. Même si la hausse de l’offre en énergie devrait toujours provenir principalement des combustibles fossiles, les sources d’énergies renouvelables gagneront du terrain en raison des inquiétudes liées aux prix élevésdes combustibles fossiles, aux émissions croissantes de gaz à effet de serreet à la dépendance aux importations d’énergie.

La bioénergie représente trois quarts du mix énergétique des énergies renouvelables en Wallonie. 

Des mesures politiques

Dans ce contexte, les bioénergies constitueront indéniablement une part importante de l’offre énergétique actuelle provenant de sources renouvelables. Même si, quoi qu’il en soit, la demande future en bioénergie dépendra largement des mesures politiques qui seront adoptées. Mais les indicateurs sont porteurs d’optimisme. « La bioénergie a tout le potentiel pour jouer un rôle clé dans le mix énergétique mondial », explique Dolf Gielen, le directeur de l’IRENA, Agence internationale de l’énergie renouvelable, section innovation et technologie.

« La biomasse provenant de sources durables, comme les résidus associés à des technologies et processus plus efficaces, peut démultiplier la production d’énergie, en réduisant simultanément la pollution de l’air, et sauver des vies. Concernant plus spécifiquement les villes, ces énergies vont bien entendu aussi s’y déployer. D’autant plus que les centres urbains vont voir toutes leurs composantes modifiées, en passant tout doucement au statut de smart city, et l’énergie fera naturellement partie intégrante de cette modification de nos habitudes. Que ce soit en matière de mobilité, de lumières ou de logistique. »

Et, bonne nouvelle: nous avons encore de la marge question ressources! Car même si la demande de bioénergie explose, aucun souci à l’horizon! « Auparavant, les déchets de bois de scierie finissaient à la décharge. Mais maintenant, ils sont utilisés comme combustible. Et il y en a des tonnes », conclut P.-L. Bombeck. « Et puis, les bioénergies sont stockables, et pourront donc être utilisées uniquement à la demande. Ce qui ouvre des perspectives gigantesques. »

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