Accueil Industrie Sécurité tous azimuts

Sécurité tous azimuts

L’analyse régulière des risques est une obligation des entreprises. En pleine mutation du monde du travail, les aspects à envisager se multiplient en a dans l’univers industriel.

Sécurité. Le mot est sur toutes les lèvres dans le monde du travail car il recouvre bien plus que la protection du matériel et des bâtiments. Il englobe aussi le bien-être et la santé mentale des travailleurs tout autant que la prévention des risques environnementaux, l’usage et le stockage de produits dangereux ou la cybersécurité. En mutation accélérée, l’industrie nécessite constamment de nouvelles analyses de risques, suivies de nouvelles mesures internes à prendre. La réglementation européenne impose à toute entreprise ces analyses de risques, cadrées par des principes de prévention, élimination des risques, de prévention collective et individuelle, et encadrées par les comités de prévention et hygiène au sein des sociétés.

Il faut toujours s’assurer que toute innovation technologique ne crée pas de nouveaux risques psychosociaux.

Chef de direction de l’inspection du travail, Luc Vanhamme dirige 135 inspecteurs qui chaque jour visitent des entreprises. « Notre rôle n’est pas de préconiser des mesures mais de vérifier leur respect, précise l’homme du SPF Emploi et travail. Nous contrôlons l’application des réglementations en matière de sécurité des travailleurs. Avec une grande vigilance sur le secteur de la construction mais aussi les entreprises industrielles à sensibiliser et conscientiser. » Les équipements matériels sont heureusement plus sûrs qu’avant. « La qualité et donc la sécurité des machines a été réglée par une réglementation européenne de mise sur le marché de machines industrielles toutes certifiées et sûres. » En revanche, Luc Vanhamme insiste sur une priorité accentuée par la forte transition vécue par le monde des entreprises: l’aspect psychosocial des conditions de travail. « La robotisation couplée à de l’intelligence artificielle, bien pensé et bien fait, cela peut améliorer la sécurité et le bien-être en entreprise. Cela peut soulager les métiers pénibles, diminuer la charge de travail autant que la charge psychique. À condition de toujours s’assurer que toute innovation technologique ne crée pas de nouveaux risques psychosociaux. »

Se protéger est devenu pour les entreprises un défi de plus en plus prégnant, complexe et permanent. La menace terroriste a boosté les systèmes de sécurité classiques – caméras de surveillance, gardiennage, accès restreints aux bâtiments et équipements –, mais d’autres domaines vivent aussi sous forte pression: systèmes informatiques, responsabilité environnementale… Anonymement, un spécialiste en instrumentation et sécurité industrielle d’un groupe belge nous expose sa vision de la diminution des risques. « Il faut envisager tous les domaines concernés (environnement, production industrielle, cybersécurité, protection des biens et matériel…) comme des plaques placées les unes derrière les autres. Chacune comporte des “trous” qui sont les failles du système. Il faut y superposer à la suite l’une de l’autre d’autres plaques de manière à boucher les trous. Résoudre l’équation sécurité repose sur ce travail permanent sur plusieurs fronts avec plusieurs systèmes complémentaires. Et sur le terrain de la gestion de la sécurité pure mieux vaut s’isoler de l’extérieur voire du reste de sa propre entreprise. L’isolation de la sécurité la renforce. Mais n’oublions pas l’humain. C’est lui, la solution n°1 aux défis sécuritaires en entreprise. Il doit être informé, conscientisé sur ces questions, se sentir investi d’une responsabilité. Les travailleurs sont les premiers maillons de la chaîne de sécurité. »

EN PLUS

Paiement électronique: quelle solution choisir?

Très apprécié de nos voisins, l’achat en ligne met plus de temps à s’implanter chez nous. En cause? La méfiance des Belges vis-à-vis du paiement électronique. Une disposition qui tend toutefois doucement à s’estomper.

Céline Vanderborght: Les villes sont les acteurs du futur

La population mondiale est de plus en plus connectée et urbaine. Les Smart Cities permettent de transformer cette évolution en une opportunité pour le bien-être des citoyens. Céline Vanderborght, Smart City Manager de la Région de Bruxelles-Capitale, fait le point.

La transformation digitale Un bien nécessaire à ne pas sous-estimer

Les entreprises belges sont à la traîne en matière de transition digitale. Alors que toute la société se transforme dans ce sens, il devient important de savoir comment prendre le train en marche.

Fabrice Goffin et Tommy Deblieck: « Un robot comme Zora enlève beaucoup de pression à tous les niveaux »

Zora et ses amis ont gagné leur place dans homes et hôpitaux. Les robots soulagent les tâches du personnel soignant et distraient les patients. Fabrice Goffin et Tommy Deblieck de Zorabots, sont très fiers de leurs auxiliaires en soins de santé du futur.

Chacun doit toujours se demander ce qu’il peut faire à son niveau!

Philippe Van TroeyeParce qu’elle est considérable avec ses 17.000 employés, qu’elle est souvent au centre des débats et polémiques en tous genres, et surtout parce que son business de base, l’énergie, implique aussi une dimension sociétale, nous avons voulu interroger Philippe Van Troeye, le CEO d’une entreprise pas tout à fait comme les autres.

Comment travailler dans un environnement sain?

Chaque employeur doit respecter une panoplie de règles pour garantir le bien-être de ses travailleurs, ce qui n’est pas une mince affaire. Quelles règles doit-il suivre et comment doit-il s’y prendre?

Archief.

Nathalie Crutzen: La ville de demain sera « smart »

Il y a vingt ans, de grands réalisateurs hollywoodiens imaginaient la ville du futur: une oasis technologique, peuplée de robots intelligents et de voitures volantes. Même si, aujourd’hui, ces visions ne s’avèrent plus si utopiques que cela, c’est surtout le concept de Smart City qui semble apparaître comme l’idéal à atteindre pour nos villes.