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La transformation digitale
Un bien nécessaire à ne pas sous-estimer

Les entreprises belges sont à la traîne en matière de transition digitale. Alors que toute la société se transforme dans ce sens, il devient important de savoir comment prendre le train en marche.

La réalité digitale 
En 2018, croire encore que l’on peut se passer du digital au sein d’une entreprise, c’est se voiler la face au plus haut niveau. Que vous soyez petit indépendant ou grande entreprise, la réalité digitale est au pied de votre porte. Si cette transformation ne vient pas de l’intérieur, elle viendra un jour frapper à votre porte au moment où vous l’attendez le moins. « Je me souviens de ce plombier qui était totalement récalcitrant au digital lorsqu’on lui a proposé des solutions au début de l’année. Avant la fin de l’année, il avait déjà changé d’avis », raconte Reggy-Charles Degen, CEO de Q7 Leader et professeur à la Solvay Business School. « Un petit malin en digital venait de créer une plateforme en ligne qui répertoriait tous les services de plomberie dans la région. Il demandait 20 % de son profit au plombier pour lui donner accès à une plus large clientèle ». Mieux vaut dès lors prendre les devants pour ne pas se faire couper l’herbe sous le pied.

Décider de ne rien décider
Pourtant à l’heure actuelle, si plus de 70 % des entreprises sont conscientes du défi digital, pas plus de 30 % d’entre elles ne mettent des choses en place pour y répondre. La cause? D’un côté, l’absence de prise de conscience, de l’autre, paradoxalement, une pléthore d’offres d’applications et de solutions digitales parmi lesquelles les entreprises ont du mal à choisir. « C’est un fait, aujourd’hui, on assiste à une tétanisation massive des décideurs qui hésitent à faire un choix de solution », explique Reggy Degen. « Du coup, ils se laissent influencer par des commerciaux extérieurs qui leur racontent une belle histoire sur le produit qu’ils vendent ». Ou bien, ils décident de ne rien décider pour le moment.

Les managers eux-mêmes seront les RH de demain.

Communication/collaboration 
Pour avancer et prendre les rênes de la digitalisation, il n’y aurait cependant qu’une solution: « il faut d’abord cerner ses besoins (stratégie, organisation plus efficace…). Ensuite, il faut identifier les enjeux et les implications pour l’organisation du travail et le travail des collaborateurs (ce qui change, accompagnement des travailleurs…) », explique Laurent Taskin, professeur à la Louvain School of Management. « Mais, il faut surtout être au clair sur ses propres intentions et la partager très largement ». La communication, donc, reste un élément primordial au sein de l’entreprise pour aborder cette digitalisation. Reggy Degen, lui, préfère parler de collaboration, insistant sur le fait que les managers doivent changer d’état d’esprit face à leurs collaborateurs. « Le manager doit se transformer en coach. Il doit remettre sa position de chef en jeu et devenir un facilitateur pour ses collaborateurs ». L’arrivée des millennials sur le marché de l’emploi, par exemple, doit s’accompagner d’une écoute attentive de leurs idées, eux qui ont depuis leur plus tendre enfance baigné dans cet univers digital. Si les managers ne s’adaptent pas, l’entreprise risque de connaître la fuite de nombreux talents.

Muter avec la transformation 
Au final, c’est toute la structure de l’entreprise qui devrait muter avec la transformation digitale. Si auparavant, l’entreprise se focalisait sur son efficacité, elle devra in fine se concentrer sur le bien-être de ses employés (vecteur de l’efficacité de l’entreprise). Et c’est notamment grâce à la digitalisation et à la collecte de data qu’elle y parviendra. « Les managers eux-mêmes seront les RH de demain. Les RH quant à eux seront des facilitateurs analytiques également agrégateurs d’applications digitales », insiste Reggy Degen. Ces applications auront la mission de fournir des données objectives recueillies sur le terrain qui permettront ainsi d’apporter des solutions personnelles aux managers et aux collaborateurs.

 

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