Accueil Transport & logistique T&L, défis complexes et évolutifs

T&L, défis complexes et évolutifs

La logistique et le transport constituent des activités capitales pour l’économie belge. Puisqu’ils génèrent 7,6 % du PIB, et 8 % des emplois du pays. Ils constituent donc un moteur de l’économie et sont essentiels aux activités commerciales. Exploration de ces deux secteurs essentiels, mais souvent méconnus.

La logistique est essentielle au sein de toute entreprise car elle permet d’assurer la coordination entre les différentes activités de production et de soutien. Elle est également indispensable à l’extérieur de l’entreprise, son rôle étant d’assurer les flux de transport en provenance des fournisseurs ainsi que les flux de produits et de services vers les clients.

Les piliers de la logistique…

Ces activités reposent sur une série de piliers, détaillés par Nicolas Coomans, expert en Développement et Mobilité à la FEB (« Fédération des Entreprises de Belgique »): « Nous plaidons d’abord pour une réglementation sociale souple et moderne, qui permettra aux entreprises de s’installer le plus facilement possible chez nous. Ensuite, nous demandons une fiscalité des transports équilibrée, tenant compte de la congestion et des critères environnementaux. Puis, bien entendu, il faut une politique ouverte et créative en matière d’innovation, de même que des idées ambitieuses, mais réalistes, pour réduire les émissions de polluants durant le transport. »

Mais ces quatre premières mesures ne sont bien entendu envisageables que si deux autres axes, essentiels, sont développés en même temps: une collaboration accrue entre les différents modes de transport et une mise à niveau de nos infrastructures.

Car la logistique et le transport requièrent de nombreux impératifs, comme nous le confirme Baptiste van Outryve, directeur de la Communication du groupe Carrefour. « Dans un premier temps, au moment d’opter pour un endroit, nous analysons bien entendu aussi le potentiel de l’endroit au niveau de la concurrence, de la demande, du profil sociologique des clients. Mais ensuite, ce sont la logistique et les facilités transport qui constituent les deux critères principaux pour décider d’une implantation. »

Tout cela avec un facteur essentiel à prendre en compte: la fraîcheur des produits. « Pour répondre à cette norme exigeant que les produits en rayon soient frais, notre objectif est toujours que le flux logistique soit le plus rapide possible. Par exemple, nous possédons un entrepôt à Zeebrugge, tout près de la Criée où nos acheteurs choisissent les poissons à mettre en magasin. Et le fait d’être situé à proximité immédiate de nos grossistes permet que le poisson acheté aujourd’hui soit dans nos magasins demain », détaille B.van Outryve.

Mais l’art de la logistique dépend aussi de facteurs que le vendeur ne maîtrise pas. Comme la météo, puisque la récente vague de chaleur a, par exemple, créé une explosion de la demande de boissons fraîches. Ou l’actualité, car l’excellent parcours de nos Diables en juillet dernier a porté la demande de bière et de pizzas à des niveaux jamais atteints. « Il faut donc tout prévoir, même l’impossible », s’amuse notre interlocuteur.

Le transport et « le dernier kilomètre »

De son côté, le transport représente, lui aussi, un perpétuel défi. Pour des raisons de rapidité de mise en magasin, mais aussi pour éviter au maximum la pollution. Et là, on se heurte à l’éternel souci du « dernier kilomètre », expression désignant le fait qu’à la fin de son trajet pour arriver dans les rayons, une marchandise passe généralement par la route, avec les rejets néfastes qui accompagnent ce trajet. « Pour faire face à ce souci, nous avons deux solutions », reprend B. van Outryve. « Tout d’abord, nos entrepôts logistiques sont situés au maximum à côté de voies fluviales. Ensuite, dans le cadre de la livraison à domicile, les commandes passent directement du dépôt vers chez les clients, et ne transitent jamais par un magasin. Ce qui, là aussi, réduit le transport routier. Mais, de manière générale, la logistique et les transports restent un défi énorme et évolutif. »

Raison pour laquelle ces secteurs doivent se réinventer sans cesse. Et l’avenir montrera, sans aucun doute, qu’une enseigne performante figurera parmi celles qui auront réussi à surmonter les défis au niveau transport et logistique.

EN PLUS

Innover du sol au plafond : côté sol surtout !

Revêtement du sol Le secteur du revêtement de sol n’est en rien épargné par la nécessité d’innover pour s’ajuster toujours mieux aux attentes et aux besoins des consommateurs. Entre qualité des produits et facilité digitale, Thomas Verschatse, Quick-Step, livre sa vision de l’avenir.

De l’importance (croissante) du mobilier médical

Mobilier médical En Belgique comme ailleurs, le secteur de la santé voit en permanence son matériel médical se développer. Pour les fournisseurs, il s’agit donc de rester attentif à ces changements.

Steven Laureys : Reprendre goût à la vie après la maladie

Steven Laureys Dans mon travail, je rencontre principalement des personnes qui vivent un coma, ainsi que leur famille. C’est un drame qui peut arriver à chacun de nous, à chaque instant. Et on en sort changé, nos priorités également. C’est vrai pour beaucoup de maladies.

L’intelligence artificielle au service de l’homme

L’intelligence artificielle est un formidable outil, c’est certain. Dans les films hollywoodiens, elle représente souvent une menace. Pourtant, c’est une source d’opportunités au spectre très large. « L’IA rendra le contenu de notre travail plus humain. »

Archief.

La ville de demain sera « smart »

Il y a vingt ans, de grands réalisateurs hollywoodiens imaginaient la ville du futur: une oasis technologique, peuplée de robots intelligents et de voitures volantes. Même si, aujourd’hui, ces visions ne s’avèrent plus si utopiques que cela, c’est surtout le concept de Smart City qui semble apparaître comme l’idéal à atteindre pour nos villes.