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Les outils numériques, alliés de l’entreprise

Les entreprises peuvent-elles encore, aujourd’hui, se passer des outils digitaux? Résolument non et ce, pour plusieurs raisons. Petite, moyenne ou grande organisation, il est essentiel pour elles de prendre la vague du numérique, au risque de boire la tasse.

La révolution numérique est en marche et, qu’on le veuille ou non, le mouvement n’est pas près de s’arrêter. « Le numérique évolue quotidiennement », déclare André Blavier, expert senior à l’Agence du Numérique, en charge du programme de transformation numérique de la Wallonie. « Ça bouge tout le temps, très vite, très fort. L’erreur majeure pour une entreprise est de pratiquer la politique de l’autruche, faire comme si de rien n’était et penser que ça va passer. Mais ça ne passera pas. »

L’entreprise qui résiste ou tarde à faire le grand saut met en péril sa viabilité. « Prenons l’exemple de Kodak, spécialisé dans la photo », observe Jacques Folon, expert de la transition numérique, professeur à l’ICHEC, Bruxelles, et maître de conférences à l’Université de Liège. « Le groupe n’a jamais cru à la photo digitale. Ce sont dès lors ses concurrents qui ont réussi à s’implanter sur le marché et Kodak a quasiment disparu. »

Question attractivité, trois raisons principales devraient encourager les entreprises à s’adapter aux outils numériques. La première concerne le recrutement. « Quand on arrivait dans une entreprise il y a quelques années, on se retrouvait face à des outils dont on ne bénéficiait pas à la maison », développe A. Blavier. « Avec l’arrivée du smartphone, des réseaux sociaux…, on assiste aujourd’hui à un phénomène de consumérisation de l’IT (Information Technology, ndlr.). Si l’entreprise ne s’adapte pas aux outils numériques, elle risque d’offrir aux nouvelles générations un environnement de travail moins performant, moins dynamique, moins amusant que ne l’est la vie de tous les jours. À terme, ça pose une grave question d’attractivité pour les forces de travail. »

Si l’entreprise ne s’adapte pas aux outils numériques, elle risque d’offrir aux nouvelles générations un environnement de travail moins performant, moins dynamique, moins amusant.

Nous assistons à une transformation du business. Le numérique redéfinit les règles de fonctionnement interne de l’entreprise. Il offre aussi des possibilités d’améliorer sa productivité. « Il existe de nombreux outils qui permettent d’automatiser toute une série de tâches business », poursuit A. Blavier. « Les factures enregistrées, automatisées, connectées avec le système de gestion de la clientèle, etc. » Mais, au-delà de l’automatisation de ses procédures et, par là, de l’amélioration de sa performance, l’entreprise se doit aussi de rester alerte quant aux transformations du business model lui-même. « Il est indispensable qu’elle soit suffisamment souple pour pouvoir réagir au changement du marché, car le produit vendu aujourd’hui va peut-être disparaître dans 6 mois », souligne J. Folon. « Pour être en mesure de se réinventer, il faut bien connaître le marché et suivre son évolution. »

Enfin, il est indispensable pour les entreprises de comprendre l’intérêt de la présence en ligne en termes de communication et de marketing. « L’entreprise qui ne vend pas en ligne a tendance à croire qu’Internet ne la concerne pas », constate A. Blavier. « C’est faux. La manière dont on découvre l’activité d’une organisation aujourd’hui se fait quasi exclusivement en ligne. Ne pas être présent sur Internet, c’est comme avoir son volet tiré dans une rue commerçante. Le client n’entre pas parce qu’il ne vous voit pas. »

Au-delà de l’absence de visibilité directe, une entreprise qui se désintéresse des outils digitaux est aussi susceptible de perdre le contrôle de sa communication. Le marketing est en effet devenu un marketing à double sens, à savoir que le client peut facilement partager en ligne son ressenti vis-à-vis d’une marque ou d’un produit. « Répondre aux commentaires des clients sur les réseaux sociaux est important car, en cas de commentaire négatif, si elle ne réagit pas, la seule image que reflète l’entreprise est une image négative », note J. Folon. Il faut être présent là où se trouve le client. Et quand on sait que la majorité des gens regarde son smartphone plusieurs fois par heure, tous les jours, une entreprise qui n’utilise pas ce vecteur de communication est condamnée à court terme. »

Texte Angelika Zapszalka

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