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Le défi de la retraite pour indépendants

Pierre-Frédéric Nyst

Pour s’assurer une retraite digne, l’indépendant dispose à présent d’outils efficaces. Il faut cependant poursuivre l’amélioration de la pension légale. La réforme en cours doit aboutir pour rendre le système existant pérenne, mais aussi équitable.

La situation des indépendants retraités s’améliore. Depuis 2008, l’accès aux soins de santé est enfin garanti. En quelques années, la pension légale a pratiquement doublé pour atteindre aujourd’hui 1.212 euros par mois (taux isolé).

Depuis 2003, la pension libre complémentaire (PLC) permet d’améliorer sa retraite dans de bonnes conditions. Dans sa version dite “sociale”, la plus avantageuse, elle permet de déduire jusqu’à 9,4 % de ses revenus avec un plafond à 3.520 euros et une garantie de continuité de constitution des droits en cas de grossesse ou d’incapacité de travail. Le versement réduit les cotisations sociales obligatoires et donne droit à une réduction d’impôt au taux marginal, généralement 50 %. Souscrire à 25 ans permet d’espérer la coquette somme de 250.000 euros à 65 ans, avec une hypothèse prudente pour les taux d’intérêt.

Pour mettre du beurre dans les épinards de sa retraite, d’autres pistes sont ouvertes.

À partir de cette année 2018, les 442.630 indépendants actifs en personne physique pourront, comme les gérants de société, souscrire à l’“engagement individuel de pension”. C’est complémentaire à la PLC et d’ailleurs moins intéressant puisque l’abattement fiscal est de 30 %. Le calcul du montant que l’on peut verser est complexe. Il obéit à la règle des 80 %: le complément de pension doit permettre d’atteindre 80 % des revenus professionnels bruts. Il est versé à l’âge de 65 ans, en capital ou en rente. Toutefois l’État prélève 10,09 % de la réserve constituée l’année du soixantième anniversaire. Et en bout de course une cotisation de 3,55 % sur le capital et 5,55 % sur les participations bénéficiaires.

Pour mettre du beurre dans les épinards de sa retraite, d’autres pistes sont ouvertes: rachat des années d’étude, assurance-vie et revente ou liquidation de son entreprise. L’argent placé dans la réserve de liquidation n’est taxé qu’à 10 % s’il y reste au moins 5 ans.

S’il est positif de permettre aux indépendants d’investir, pour améliorer leur pension, l’UCM ne peut s’en contenter. La pension légale n’atteint le montant de 1.212 euros qu’après 45 ans de carrière. Dans la réalité, la pension moyenne d’un indépendant est de 811 euros par mois. Cela reste beaucoup trop peu après une vie de cotisations.

Nous faisons le maximum pour qu’aboutisse la réforme des pensions préparée par le Ministre D. Bacquelaine. Elle est basée sur un système de points, accordés en fonction des années travaillées. Ce mécanisme devrait aboutir à une meilleure répartition des revenus.

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