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De l’aide, à chaque étape

Monter son entreprise a quelque chose de très excitant, et d’effrayant aussi. Pour aider l’entrepreneur à faire face aux différentes étapes de création et de développement de son activité, un nombre croissant d’outils et de financements sont mis à sa disposition.

Le taux moyen de création nette des entreprises en région bruxelloise et en Wallonie est en progression.  Entre 2007 et 2016, il a augmenté de 3,5 % dans la Région de Bruxelles-Capitale et de 1,4 % en Wallonie. Si ces chiffres révèlent un engouement naissant pour l’entrepreneuriat, le Belge demeure encore relativement frileux à l’idée de lancer son activité. « La peur de l’échec est un grand frein à l’entrepreneuriat, exprime Véronique Cabiaux, directrice générale de l’Agence pour l’Entreprise et l’Innovation (AEI). Cette peur est encore très présente dans la plupart des pays européens, contrairement à d’autres régions du monde comme aux USA où l’échec est, à sa juste valeur, considéré comme un  apprentissage. C’est notamment cette notion clé que nous essayons de transmettre à nos différents publics, à travers nos programmes. »

Les programmes de sensibilisation et de soutien à l’entrepreneuriat développés par l’AEI et son réseau de conseillers s’adressent aux élèves et étudiants de tous âges, aux demandeurs d’emploi et, de manière globale, à tous les porteurs de projets.  « Sachant qu’à tout moment, un étudiant ou un demandeur d’emploi peut devenir porteur de projet », précise la directrice. Ils s’articulent autour de trois axes : l’esprit d’entreprendre, la recherche et/ou la structuration des idées, et la création de l’activité proprement dite. « Il n’est pas possible d’isoler un de ces trois éléments, c’est la raison pour laquelle nous travaillons sur tous les maillons de la chaîne et que nous avons aussi intégré dans nos programmes un système d’accompagnement des entreprises à la croissance, une fois l’activité créée. »

Les personnes qui souhaitent lancer leur activité ne sont pas seules.

— Véronique Cabiaux

Quel que soit le profil du porteur de projet et l’état d’avancement de ce dernier, l’offre d’accompagnement est couplée à une possibilité de financement. « Il est important de se rappeler que les personnes qui souhaitent lancer leur activité ne sont pas seules », insiste Cabiaux. De l’incubateur pour étudiants aux structures d’accompagnement spécifiques pour les demandeurs d’emploi, en passant par les Startup Camps (NDLR : accélérateurs de start-up), de nombreux dispositifs sont mis en place pour aider les porteurs de projets à passer de l’idée à la création d’activité.

À Bruxelles, le numéro d’appel 1819 a été instauré pour accompagner l’entrepreneur débutant ou aguerri dans toutes les étapes de création ou de développement de son activité. « Il existe à Bruxelles beaucoup de services pour accompagner l’entrepreneur ou le futur entrepreneur, pour obtenir des permis, du financement, ou pour identifier le meilleur emplacement pour son activité, explique Annelore Isaac, directrice du service 1819. Il existe un microcosme aussi bien public que privé de soutien à l’entrepreneuriat mais il est tellement dense que le non-initié ne sait pas à qui s’adresser. Ce service d’information de première ligne répond à ce besoin. »

Disponible depuis 2010, le 1819 a aussi un rôle de sensibilisation vis-à-vis des candidats entrepreneurs. « Il est important qu’ils disposent de toute l’information nécessaire avant de démarrer leur activité, afin qu’ils se rendent compte des implications de leur démarche, pas uniquement au début mais aussi à terme. Nous souhaitons évidemment stimuler l’entrepreneuriat, mais pas coûte que coûte. Nous sommes là pour les soutenir, les informer, mais aussi pour les sensibiliser afin d’éviter les catastrophes. »

À Bruxelles comme en Wallonie, il reste de la place pour entreprendre et ce, dans tous les secteurs d’activité.  Les politiques de soutien à l’économie encouragent toutes les initiatives, qu’elles soient individuelles ou collectives, avec un égard tout particulier vis-à-vis des projets qui relèvent de l’économie circulaire, des circuits courts et de l’économie sociale, coopérative et solidaire.

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